DE HENRI DE GORNAY
Saint làvier. Environ Fan 400, selon la supputation la plus exacte. C'est la gloire de la maison de Gornay. Le sang- qu'a répandu ce généreux martyr, l'honneur de la ville de Metz, pour la cause de Jésus-Christ, vous donne plus de gloire ^ (|ue vous [n'en] avez reçu de tant d'illustres ancêtres. « Nous sommes la race des saints : Filii sanctorum sumim ". » L'histoire remarque qu'il ^ était claris parentihus, ce qui est une conviction manifeste qu'il faut reprendre la grandeur de cette maison d'une origine plus haute.
Mais tous ces titres glorieux ne lui ^ ont jamais donné de l'orgueil. Il a toujours méprisé les vanteries ridicules dont il arrive assez ordinairement que la noblesse étourdit le monde. Il a cru que ces vanteries étaient plutôt dignes des races nouvelles, éblouies de l'éclat non accoutumé d'une noblesse de peu d'années; mais que la véritable marque des maisons illustres, auxquelles la grandeur et l'éclat était depuis plusieurs siècles passé en nature, ce devait être la juodéiation. Ce n'est pas qu'il ne jetât les yeux sur Fajitiquité de sa race, dont il possédait parfaitement l'histoire : mais, comme il y avait des saints dans sa race, il avait raison de la contempler pvour s'animer par ces grands exemples. Il n'était pas de ceux «lui semblent être persuadés que leurs ancêtres n'ont travaillé que pour leur donner sujet de parler de leurs actions et de leur [s] emplois. Quand il regardait les siens, il croyait que tous ses aïeux illustres lui criaient continuellement jusques des siècles les ])lus reculés : Imite nos actions, ou ne te glorifie pas d'être notre fils!
Il se jeta dans les exercices de sa profession, à l'imitation de saint Livier. Il commença à faire la guerre contre les hérétiques rebelles. Premier capitaine et major dans Phalsbourg ; corps célèbre et renommé. Les belles actions qu'il y fit l'ayant fait connaître par le cardinal de Richelieu, auquel la vertu ne pouvait pas être cachée ; négociations [p. 6] d'Allemagne. Ordinairement ceux