‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 363 sur 397 · SUR LA LOI DE DIEU · texte numérisé non relu

SUR LA LOI DE DIEU

meus: je cherche, je médite, j'étudie mes voies; et pendant que je suis dans ce doute, ])ieu me montre sa loi et ses témoignages, il m'invite à prendre parti dans le nombre de ses serviteurs. En effet, leur conduite paraît ])lus égale, et leur contenance plus sage, et leurs mœurs bien mieux ordonnées. Àlais le nombre en est si petit qu'à peine paraissent-ils dans le monde. Davantage, pour l'ordinaire, je ne les vois pas dans les grandes places; souvent même ceux qui les oppriment vont dans le monde la tête levée au milieu des applaudissements de toutes les conditions et de tous les âges. Et c'est ce qui me rejette dans de nouvelles perplexités. Suivrai-je le grand ou le petit nombre ? les sages ou les heureux ^ ? ceux qui ont la faveur publique, ou ceux qui sont satisfaits du témoignage de leur conscience? Cogitavi vias m eau.

Mais enfin, après plusieurs doutes, voici ce qui décide en dernier ressort et tranche la difficulté jusqu'au fond. Je suis né dans une profonde ignorance ; j'ai été comme exposé en ce monde sans savoir ce qu'il y faut faire ; et, nonobstant cetle incertitude, je suis engagé nécessairement à un long et périlleux voyage : c'est le voyage de cette vie, dont presque toutes les routes me sont inconnues. Aveugle que je suis, que ferai-je si quelque bonne fortune ne me fait trouver un guide fidèle qui régisse mes pas errants et conduise mon âme mal assurée ? C'est la premieT-e chose qui m'est nécessaire; mais je n'ai pas", etc. [p. 4].

... Guide notre ignorance^, règle nos désordres, fixe l'instabilité de nos mouvements.

Notes 4 pour le second et le troisième Point.

Beatitudo in duobus sita est : posse quod velis, velle quod oportet. TJt beati sinius, non est prius eligendum posse quod volumus, ut pravi honiines faciunt,

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