‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 371 sur 397 · Ihid. (Analyse.) 7. Matth., x · texte numérisé non relu

Ihid. (Analyse.) 7. Matth., x

^^. I Cor., XVI, 2. 8. F. 165, 166, in-4°. Deforis a fait

4. Ghrysost., /To)». XLIII //! Epift. passer ces notes dan? un autre ser-

/ ad Cor. mon pour la Compassion, qui e.«t de

ô. Id.. Uom. de Eleemoy/ziia. 1663.

ce qui vous ini[)o.se robligatiou (Tune charité plus abondante. Car vous avez plus de personne[s] pour lesquelles vous devez apaiser Dieu, plus de péchés à racheter, plus d'âmes à délivrer de la gêne, plus de consciences à nettoyer des fautes continuelles auxquelles notre fragilité est sujette, et de tant de tentations auxquelles elle est exposée. Vous êtes prêti'e dans votre famille : vous devez instruire, faire la prière pour tous, sacrifier pour tous ; et, comme vous augmentez votre table et la dépense de votre maison selon le nombre de vos enfants, pour entretenir cette vie mortelle, ainsi pour nourrir en eux cette vie céleste et divine, autant que le nombre des enfants s'accroît, autant devez-vous multiplier la dépense des bonnes œuvres : Qiio (unpiior fucrit pignoruiii copia, esse et operum débet major impensa^. Ainsi Job multipliait ses sacrifices selon le nombre de ses enfants, et autant (ju'il en avait dans sa maison, autant le nombre de ses victimes était-il multiplié devant Dieu ; et pour expier les péchés que l'on commettait tous les jours, il ofl^rait aussi tous les jours des sacrifices ^.- Si donc vous aimez vos enfants, si vous ouvrez sur leurs besoins la source d'une charité et d'une douceur véritablement paternelle, recommandez-les à Dieu par vos bonnes œuvres : qu'il soit leur tuteur, leur curateur et leur protecteur. Soyez ^ le père des enfants de Dieu, afin que Dieu soit le père de vos enfants. Vous qui donnez l'exemple à vos enfants de conserver plutôt le patrimoine de la terre que celui du ciel, vous êtes doublement criminel, et de ce que vous n'acquérez pas à vos enfants la protection d'un tel père, et de ce que, de plus, vous leur apprenez à aimer plus leur patrimoine que Jésus- Christ même et que l'héritage céleste. Soyez plutôt à vos enfants un père tel qu'était Tobie, qui crut qu'il ne jiouvait laisser au sien d'héritage plus assuré que la justice et les aumônes. »

Ne laissez * pas tout à vos héritiers : songez à hériter vous-même de quelque partie de vos biens. Folles dépen-

1 . Cyprian., op. cit., 18. au texte, où Bossuet d'ailleurs prend

2. Ms. : ((des sacrifices pour les et laisse très librement.(Cf.Cypriau.. expier.» — Redondance qui vient De opcre et eleem., xyiu-xx.)

de la rapidité de la rédaction. 4. Bossuet se borne désormais à

ii. Cette belle phrase est ajoutée analyser son auteur.

ses : Cuncta inter furorem edentis et spectantis errorem, prodiga et sttdta voluptatum frvstrnntknn vanitate depereunt. Que vous servent toutes ces dépenses superflues? Que sert ce luxe énorme dans votre maison? tant d"or et tant d'argent dans vos meubles? Toutes ces choses périssent. C'est un vain spectacle pour les j^eux, qui ne sert rien à personne, et qui ne fait qu'imposer à la folie ambitieuse des uns et à l'aveugle admiration des autres. Faites des magnificences ^ utiles : comme Dieu. Il a orné le monde ; mais autant d'ornements, autant de sources de biens pour toute la nature...

S. Grégoire de Nazianze, {Orat. XX, [sur] s. Basile) : « Sortez un peu hors de la ville, et voyez cette nouvelle ville qu'on a bâtie pour les pauvres, l'asile de tous les misérables, la banque du ciel, le moyen commun proposé à tous d'assurer ses biens " et de les multiplier par une céleste usure. Rien n'est égal à cette ville ; non, ni cette superbe Babylone, ni ces villes si renommées que les conquérants ont bâties.

Nous ne voyons plus maintenant ce triste spectacle, des hommes morts devant la mort même, chassés, bannis, errants vagabonds, dont personne n'avait soin, comme s'ils n'eussent aucunement appartenu à la société humaine.

Faisons nos affaires dans les calamités des autres ; ne méprisons point nos semblables, etc.

Saint Cyprieh remarque que Dieu, après avoir crié contre les péchés, ne trouve point de remède : Cne, ne cesse pas ; élève ta voix comme une trompette : annonce h mon peuple ses cnmes, et à la maison de Jacoh ses iniquités. Dis-leur que leurs jeûnes, ni leurs bonnes œuvres, 7ii leurs prières ne m'apaisent pas. Ils font comme sHls étaient justes; ils veulent s'approcher de moi^ ; ils jeûnent et se tourmentent vainement. Par conséquent, nul remède. Voici néanmoins ce qu'il ajoute : Tel est le jeûne que je veux: décharge le pauvre de son fardeau, délivre les oppressés de leurs liens, distrihuc ton pain

l.Quaud ces pages n'auraient 2. C'est-à-dire :1e moyen d'assuré)-

(wntenu d'autres beautés que cette ses biens proposé i\ tous,

fin sublime, elles eussent mérité 3. Is.. lvtii.

(l'être recueillie?.

aux jauiéliques, recueille les errants clans ta maison : Tune erumpet quasi mane lumen tuum, et sanitas tua citius orietur... Tune invocahis et Dominus exaudiet, clamahis et dieet : Ecce adsum. Cuvi effuderis esurienti animam tua)n, et animam afflictam repleveris, onetur in tenebris lux tua, et tenehrœ tuœ erunt sicut meridies. Et requiem dabit tibi Dotninus semper, et implebit splendoribîis animam tiiam, et ossa tua liberabit ; et eris quasi hortus irriguas. Les torrents de la miséricorde fouleront sur vous, la pluie féconde des grâces, le fleuve de paix : Et sicut fous aquarum, cujus non déficient aquœ : comme un jardin délicieux, et comme une source qui ne tarit pas (Is., LViii),

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