‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 73 sur 397 · Var. : S'il ei=t donc si glorieux. les Evangiles · texte numérisé non relu

Var. : S'il ei=t donc si glorieux. les Evangiles

— Que si donc. Fidèles, ce titre est ô. Var. : nous montrions.

si glorieux. — Les éditeurs ont mêle (>. Yar. : au grand saint Joseph.

le texte et les variantes. 7. Yar. : qui lui a été contié.

;>. Yar.: (jue nous entrions plus 8. Yar. : pour servir,

profondément dans un mystère si '.i. Yar. : vous le faire entendre,

admirable. ' UK Citrp. .Inr. c'n:. Dig. .\vi. ;5.

comprendre aisément que Joseph est dépositaire du Père éternel, parce qu'il lui a dit son secret. Quel secret? Secret admirable, c'est l'Incarnation de son Fils. Car, Fidèles, vous n'ignorez pas (et ce discours vous l'expliquera davantage^) que c'était un conseil de Dieu de ne pas montrer Jésus-Christ au monde jusqu'à ce que l'heure en fût arrivée ; et saint Joseph a été choisi ", non seulement pour le conserver, mais encore pour le cacher. Aussi lisons-nous dans révangéliste ^ qu'il admirait avec Marie tout ce qu'on disait du Sauveur, mais nous ne lisons pas qu'il parlât ; parce que le Père éternel, en lui découvrant le mystère, lui découvre le tout en secret, et sous l'obligation du silence. Et ce secret, c'est un troisième dépôt que le Père ajoute aux deux autres, selon ce que dit le grand saint Bernard, que Dieu a voulu commettre à sa foi le secret le plus sacré de son cœur : Cui tiito committeret secretissimum et sacratisfiimtim sut conJis arcanum ■*. Que vous êtes chéri de Dieu, ô incomparable Joseph, puisqu'il vou.s confie ses trois grands dépôts, la virginité de Marie, la personne de son Fils unique, le secret de tout son mystère ! Mais ne croyez pas. Chrétiens, qu'il soit méconnaissant de ses grâces. Si Dieu" l'honore par ces trois dépôts, de sa part il présente à Dieu le [p. 3] sacrifice de trois vertus que je remarque dans l'Ëvangile''. Je ne doute pas que sa vie n'ait été ornée de toutes les autres, mais voici les trois principales que Dieu veut que nous voyions dans son Écriture. La première, c'est sa pureté ', qui paraît par sa continence dans son mariage. Qui ne voit la pureté de Josepli par cette sainte société de désirs pudiques, et cette admirable corresjxjndance avec la

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