Deforis. Lâchât, etc.. donnent vera à la tin du sermon
en note de.-< fragment;? d'une pre- 2. Is., vi. 14.
mière rédaction. Elle existe coni- 3. Var. : considérant,
plète à l'ancienne page 3. verso et 4. Yar. : Le Péi-e éternel i'i nous
recto, et, bien qn'elle soit efEacée et donner son Fils par son entremise,
ne doive pas être admise dans le — L'auteur a voulu faire disparaître
texte, elle peut être im sujet d'étude cette équivoque de l'adjectif pos-
intéressant. mais à la condition d'être sessif . donnée intégralement. On la trou-
nous répondront d'un commun accord que c'est une imitation de la vie des anges ; qu'elle met les hommes au-dessus du corps par le mépris de tous ses plaisirs ; et qu'elle élève tellement la chair qu'elle l'égale en quelque façon, si nous l'osons dire, à la pureté des esprits. Expliquez-le-nous, ô grand Augustin, et faites-nous entendre en un mot quelle estime vous faites des vierges. Voici une belle parole : « Hnbenf aliquid jam non carnlf 'm carne ^. Ils ont, dit-il, en la chair quelque chose qui n'est pas de la chair, » et qui tient de l'ange plutôt que de l'homme : Habent aliquid jam non carnis in carne. Vous voyez donc que, selon ce Père, la virginité est comme un milieu entre les esprits et les corps, et qu'elle nous fait approcher des natures spirituelles ; et de là, il est aisé de comprendre combien cette vertu devait avancer le mystère de l'Incarnation ". Car qu'est-ce que le mystère de l'Incarnation? C'est l'union très étroite de Dieu et de l'homme, de la Divinité avec la chair, he Yerhe a été fait chair, dit Févangéliste " ; voilà l'union, voilà le mystère. Mais, Fidèles, ne semble-t-il [pas] qu'il y a trop de disproportion entre la corruption de nos corps et la beauté immortelle de cet esprit pur ; et ainsi qu'il n'est pas possible d'unir des natures si éloignées? C'est aussi pour cette raison que la sainte virginité se met entre-deux *, pour les ajDprocher " par son entremise. Et de même que la lumière, lorsqu'elle tombe sur les corps opaques, ne les peut jamais pénétrer, parce que leur obscurité la repousse ; il semble au contraire qu'elle s'en retire en réfléchissant ses ra}'ons; mais quand elle rencontre un corps transparent, elle y entre, elle s'y unit, parce qu'elle y [p. 5] trouve l'éclat et la transparence qui approche de sa nature, et tient quelque chose de la lumière ; ainsi nous pouvons dire, Fidèles, que la divinité du Verbe éternel, voulant s'unir à un corps mortel, demandait la bienheureuse entremise ® de la sainte
1. De ."(iticta \'irffhiit.. cap. xiii. ô. Tar. : et le.'ï approche.
2. Var. : Combien sou entremise ti. Ce mot est souligné. L'auteur était nécessaire au mystère de Tin- songeait apparemment à le remplacarnation. cer, comme répété trop fréquem-