‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 121 sur 538 · II Cor.. XT, 2. tout. Je n'oserais pourtant ra'écrier · texte numérisé non relu

II Cor.. XT, 2. tout. Je n'oserais pourtant ra'écrier

3. La blancheur du teint de cette aussi solennellement queM.deSacy: princesse a été souvent remarquée « Malheur à qui ne serait pas remué de ses contemporains. L'allusion jusqu'au fond de l'âme par cette qu'y fait l'orateur, dans une réflex- sublime peinture ! ))

ion un peu subtile, pourrait prêter à 4. Apoc. m, 4.

la critique ; mai^ l'ensemble du 5. /6tcZ., xiv, 5.

mort ; et une gloire si pure, une si belle réputation est un parfum précieux qui réjouit le ciel et la terre.

Monseigneur, ouvrez les yeux à ce grand spectacle. Pouvais-je mieux essuyer vos larmes, celles des princes qui vous environnent et de cette auguste assemblée, qu'en vous faisant voir au milieu de cette troupe resplendissante et dans cet état glorieux une mère si chérie et si regrettée? Louis même, dont la constance ne peut vaincre ses justes douleurs les trouverait plus traitables dans cette pensée. Mais ce qui doit être votre unique consolation^ doit aussi, Monseigneur, être votre exemple ; et, ravi de l'éclat immortel d'une vie toujours si réglée et toujours si irréprochable, vous devez en faire passer toute la beauté dans la vôtre.

Qu'il est rare, Chrétiens, qu'il est rare, encore une fois, de trouver cette pureté parmi les hommes! mais surtout, qu'il est rare de la trouver parmi les grands ! (( Ceux que vous voyez revêtus d^une robe hlanchef ceux-là, dit saint Jean, viennent d^une grande affliction, de trihidatione magna ^, » afin que nous entendions que cette divine blancheur se forme ordinairement sous la croix, et rarement dans l'éclat, trop plein de tentation, des grandeurs humaines.

Et toutefois il est vrai. Messieurs, que Dieu, par un miracle de sa grâce, se plaît à choisir parmi les rois de ces âmes pures. Tel a été saint Louis, toujours pur et toujours saint dès son enfance, et Marie Térèse, sa fille, a eu de lui ce bel héritage.

Entrons, Messieurs, dans les desseins de la Providence, et admirons les bontés de Dieu, qui se répandent sur nous et sur tous les peuples dans la prédestination de cette princesse. Dieu l'a élevée au faîte des grandeurs humaines, afin de rendre la pureté et la perpétuelle régularité de sa vie plus éclatante et plus exemplaire. Ainsi sa vie et sa mort, également pleines de sainteté et de grâce, deviennent l'instruction du genre humain. Notre siècle n'en pouvait recevoir de plus parfaite, parce qu'il ne voyait nulle part, dans une si haute élévation, une pareille pureté. C'est ce rare et merveilleux assem-

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