Ezech.. xxvii. 82. sujets. Des guerres ruineuses, ses
2. Cf., dans le volume précédent, rigueui's envers les protestants, la p. 190 et 208 dévotion même de ses dernières
3. Ces qualités de l'esprit et. à années, tout servit ensuite de précertains égards,ducœur,nesaiu'aient texte à le décrier.
être contestées fi Louis XIV. Long- 4. Louange enfin méritée, et blâme
temps elles le firent aimer de ses indirect de ce qui avait précédé.
DE MARIE-TÉRÈSE d'aUTRICHE. 183
ennemis sont en nous-mêmes, et Louis combat ceux-là plus que tous les autres. Vous voyez tomber de toutes parts les temples de l'Hérésie ^ : ce qu'il renverse au dedans est un sacrifice bien plus agréable ; et l'ouvrage du chrétien, c'est de détruire les passions qui feraient de nos cœurs un temple d'idoles. Que servirait à Louis d'avoir étendu sa gloire partout où s'étend le genre humain? Ce ne lui est rien d'être l'homme que les autres hommes admirent : il veut être, avec David, Vlionime selon le cœur de Dieu " . C'est pourquoi Dieu le l)énit. Tout le genre humain demeure d'accord qu'il n'y a rien de plus grand que ce qu'il fait, si ce n'est qu'on veuille compter pour plus grand encore tout ce qu'il n'a pas voulu faire et les bornes qu'il a données à sa puissance. Adorez donc, ô grand Roi, Celui qui vous fait régner, qui vous fait vaincre, et qui vous donne dans la victoire, malgré la fierté qu'elle inspire, des sentiments modérés ! Puisse la chrétienté ouvrir les yeux et reconnaître le vengeur que Dieu lui envoie ! Pendant, ô malheur ! ô honte ! ô juste punition de nos péchés ! pendant, dis-je, qvi'elle est ravagée par les infidèles qui pénètrent jusqu'à ses entrailles^, que tarde-t-elle à se souvenir et des secours de Candie, et de la fameuse journée du Raab ^, où Louis renouvela dans le cœur des infidèles l'ancienne opinion qu'ils ont des armes françaises fatales à leur tyrannie, et par des exploits inouïs devint le rempart de l'Autriche, dont il avait été la terreur. Ouvrez donc les yeux, Chrétiens, et regardez ce héros, dont nous pouvons dire, comme saint Paulin disait du grand Théodose, que nous voyons en Louis, non un ix>i, mais un serviteur de Jésus-Christ, et un prince qui s^ élève au-dessus des hommes plus encore par sa foi que par sa couronne ^.
1 . L'édit de Nantes ne fut révo- Le roi de France avait mis à l'offre (\né que deux ans plus tard ; mais de son concours des conditions trop déiâ on préludait à cette mesure. onéreuses, qui le firent refuser.