I Reg., XIII. 14. 4. Ou de Saint-G-othard. Le Raab
3. En ce moment même, les Turcs est une rivière, sur les bords de menaçaient Vienne, la capitale de laquelle cette bataille fut livrée. Le l'Empire. Le (( vengeur » de la chré- vrai vainqueur des Turcs en cette tienté ne fut pas Louis XIV, mais le {(fameuse journée » fut Montécuhéros de la Pologne, Sobieski. Ce fut culli.
lui qui fit lever le siège de Vienne. 5. In Theodosio non hnperotorem.
C'était, Messieurs, d'un tel héros que Mane-Térèse devait partager la gloire d'une façon particulière, puisque, non contente d'y avoir part comme compagne de son trône, elle ne cessait d'y contribuer par la persévérance de ses vœux.
Pendant que ce grand roi la rendait la plus illustre de toutes les reines, vous la faisiez. Monseigneur, la plus illustre de toutes les mères. Vos respects l'ont consolée de la perte de ses autres enfants. Vous les lui avez rendus : elle s'est vue renaître dans ce prince ^ qui fait vos délices et les nôtres, et elle a trouvé une fille digne d'elle dans cette auguste princesse ^ qui, par son rare mérite autant que par les droits d'un nœud sacré, ne fait avec vous qu'un même cœur. Si nous l'avons admirée dès le moment qu'elle parut, le Roi a confirmé notre jugement ; et maintenant devenue, malgré ses souhaits ^, la principale décoration d'une cour dont un si grand roi fait le soutien, elle est la consolation de toute la FraiYte.
Ainsi notre reine, heureuse par sa naissance, qui lui rendait la piété, aussi bien que la grandeur, comme héréditaire, par sa sainte éducation, par son mariage, par la gloire et par l'amour d'un si grand roi, par le mérite et par les respects de ses enfants, et par la vénération de tous les peuples, ne voyait rien sur la terre qui ne fût au dessous d'elle. Élevez maintenant, ô Seigneur, et mes pensées et ma voix ! Que je puisse représenter à cette auguste audience l'incomparable beauté d'une âme que vous avez toujours habitée, qui n'a jamais affligé votre Esprit saint ^ y qui jamais n'a perdu le goût du don céleste ^ : afin que nous commencions, malheureux pécheurs, à verser sur nous-mêmes
.vcd (Jlirixti aeriHim ; ncc reçno. fcd xervum... ; aec regno, ^ed ^ide princi-
fide principem priedicamug. (Ad peinpradicarem. (Ep. ix, ad ,s>/-. :
Serp., Ep. xxviii.) — Cette cita- nov. edit., xxviri, n. 6).
tion, qui doit être lé^rèremeot recti- 1. Le duc de Bourgogne, s-on ])e-
fiée, est la seule qu'on rencontre en tit-fils, né le 6 août 1682.
note dans les éditions de 1683 et 2. Marie-Anne-Christine- Victoire
1689. Elle était d'abord dans le de Bai'ière, sa belle-rille.
texte ; elle a été renvoyée en note o. Elle avait d'abord désiré se
marginale par une correction auto- faire religieuse bénédictine.
graphe. La véritable leçon de saint 4. Ephes., iv, 30.
Paulin est celle-ci : Jn Tkeodosio ô. Hebr., vi, 4.
1W71 tnm imperntorem. (]nam Christi
un torrent de larmes, et que, ravis des chastes attraits de l'innocence, jamais nous ne nous lassions d'en pleurer la perte.
A la vérité, Chrétiens, quand on voit dans l'Évangile ^ la brebis perdue préférée par le bon pasteur à tout le reste du troupeau ; quand on y lit cet heureux retour du Prodigue retrouvé, et ce transport d'un père attendri ^, qui met en joie toute sa famille, on est tenté de croire que la pénitence est préférée à l'innocence même, et que le Prodigue retourné reçoit plus de grâces que son aîné, qui ne s'est jamais échappé de la maison paternelle. Il est l'aîné toutefois, et deux mots que lui dit son père lui font bien entendre qu'il n'a pas perdu ses avantages : Mon fils, lui dit-il, vous êtes toujours avec moi; et tout ce qui est à moi est à vous '\ Cette parole, Messieurs, ne se traite guères dans les chaires % parce que cette inviolable fidélité ne se trouve guères dans les mœurs. Expliquons-la toutefois, puisque notre illustre sujet nous y conduit, et qu'elle a une parfaite conformité avec notre texte. Une excellente doctrine de saint Thomas nous la fait entendre, et concilie toutes choses. Dieu témoigne plus d'amour au juste toujours fidèle, il en témoigne davantage aussi au pécheur réconcilié ; mais en deux manières différentes. L'un paraîtra plus favorisé, si l'on a égard à ce qu'il est, et l'autre, si l'on remarque d'où il est sorti. Dieu conserve au juste un plus grand don ; il retire le pécheur d'un plus grand mal. Le juste semblera plus avantagé, si l'on pèse son mérite ; et le pécheur plus chéri, si l'on considère son indignité. Le père du Prodigue l'explique lui-même : Mon fils, vous êtes toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à vous ; c'est ce qu'il dit à celui à qui il conserve un plus grand don. Il fallait se réjouir, parce que votre frère était mort, et il est res-