Var. : on voilà. 1689, doit être une faute d'inipres
me passent.» Il combat ici les excès où tombent naturellement les grandes puissances. Vorgueil, qui monte toujours \ après avoir porté ses prétentions à ce que la grandeur humaine a de plus solide, ou plutôt ne moins ruineux, pousse set, desseins jusqu'à l'extravagance, et donne témérairement dans des projets insensés, comme faisait ce roi superbe (digne figure de l'ange rebelle) lorsqu'il disait en son cœur: Je m^élèverai au-dessus des nues, je poserai mon trône sur les astres, et je serai semblable au Très-Haut^. Je ne me perds point, dit David, dans de tels excès ; et voilà l'orgueil méprisé dans ses égarements. Mais, après l'avoir ainsi rabattu dans tous les endroits par où il semblait vouloir s'élever, David l'atterre tout à fait par ces paroles ; c( Si, dit-il, je n'ai pas eu d'humbles sentiments, et que j'aie exalté mon âme : Si non humiliter sentiebam^ , » ou, comme traduit saint Jérôme : ce Si non silere feci animam meam : Si je n'ai pas fait taire mon âme, » ^si je n'ai pas imposé silence à ces flatteuses pensées qui se présentent sans cesse pour enfler nos cœurs. Et enfln il conclut ainsi ce beau psaume : « Sicut ablactatus ad matrem suam, sic ablactata est anima mea : Mon âme a été, dit-il, comme un enfant sevré : » je me suis arraché moi-même aux douceurs de la gloire humaine ^, peu capables de me soutenir, pour donner à mon esprit une nourriture plus solide. Ainsi l'âme supérieure do~ mine de tous côtés cette impérieuse grandeur, et ne lui laisse dorénavant aucune place. David ne donna jamais de plus beau combat. Non, mes Frères, les Philistins défaits, et les ours mêmes déchirés de ses mains, ne sont rien à comparaison de sa grandeur qu'il a domptée. Mais la sainte princesse que nous célébrons l'a égalé dans la gloire d'un si beau triomphe.
sion. L'ej9/-e«w ne changeait rien ici. 4. Var. : avix douceurs peu capa-