Ps. LXXTii, 28. blés de me soutenir. — Les mots
2. Is., XIV, 13, 14. (( de la gloire humaine », qui se lisent
3. Les éditeurs ajoutent : sedcxal- dans l'édition de 1689, ont été ajoutavi animam meam. Ces mots, qui tésde lamain de Bossuet surTexemse lisaient dans l'édition originale plaire cité de celle de 1683. Deforis (1683), ont ensuite été effacés par remarque ici que Bossuet traduit Bossuet, pour ne pas éloigner la d'après l'hébreu, conformément h variante de saint Jérôme des mots saint Jérôme.
auxquels elle se rapporte.
Elle sut pourtant se prêter au monde avec toute la dignité que demandait sa grandeur. Les rois, non plus que le soleil, n'ont pas reçu en vain l'éclat qui les environne. Il est nécessaire au genre humain, et ils doivent, jDour le repos autant que pour la décoration de l'univers, soutenir ^ une majesté qui n'est qu'un rayon de celle de Dieu. Il était aisé à la Reine de faire sentir une grandeur qui lui était naturelle. Elle était née dans une cour où la majesté se plaît à paraître avec tout son appareil, et d'un père ciui sut conserver avec une grâce, comme avec une jalousie particulière, ce qu'on appelle en Espagne les coutumes de qualité et les bienséances du Palais. Mais elle aimait mieux tempérer la majesté et l'anéantir devant Dieu, que de la faire éclater devant les hommes. Ainsi nous la voyions courir aux autels, pour y goûter avec David un humble repos, et s'enfoncer dans son oratoire, où, malgré le tumulte de la Cour, elle trouvait le Carmel d'Élie, le désert de Jean et la montagne si souvent témoin des gémissements de Jésus.
J'ai appris de saint Augustin que ce l'âme attentive se fait elle-même une solitude : Gignit ernm sihi ipsa mentis intentio solitudinem ^ . » Mais, mes Frères, ne nous flattons pas ; il faut savoir se donner des heures d'une solitude effective, si l'on veut conserver les forces de l'âme. C'est ici qu'il faut admirer l'inviolable fidélité que la Reine gardait à Dieu. Ni les divertissements, ni les fatigues des voyages, ni aucune occupation ne lui faisait perdre ces heures particulières qu'elle destinait à la méditation et à la prière. Aurait-elle été si persévérante dans cet exercice, si elle n'y eût goûté la manne cachée^, que nul ne connaît que celui qui en ressent les saintes douceurs ^. C'est là qu'elle disait avec
1. Correction autographe sur 4. Bossuet alléguait ici (168?;) les l'exemplaire cité de l'édition de 1 683, mots correspondants du texte sacré passée dans celle de 1689. La leçon auquel il emprunte ces expressions primitive était : Les rois doivent cet bibliques. II les a ensuite effacés, éclat à l'univers, comme le soleil lui sans même les conserver en note, doit sa lumière, et, pour le repos du Les éditeurs les y rétablissent, en genre humain, ils doivent soutenir... les complétant : [Vincenti daho^
2. De divers, quœst. ad Simplic.., manna absconditum..., [et... nomen lib. II, quaest. iv. novum...,~\ quod nenio scit, nisi qui