‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 147 sur 538 · S. Greg. Magn., Moral, lib. XXXIV, n. 36. — Cf. p · texte numérisé non relu

S. Greg. Magn., Moral, lib. XXXIV, n. 36. — Cf. p

Lundi de la Passion, 9 avril 1685.

La date est donnée par Dom Deforis, d'après la copie des religieuses i. Exercées à l'étude et à l'enseignement, elles avaient réussi à se procurer une sorte de sténographie de ce discours et des suivants, prononcés dans leur monastère. Plusieurs transcriptions partielles furent sans doute fondues en une seule. De là quelques pléonasmes dans la première édition. Nous ne nous sommes pas cru obligé à reproduire servilement cette faute, ni quelques autres, comme on l'a fait jusqu'à ce jour. Toutefois nous n'avons opéré aucune correction par conjecture sans la soumettre au jugement des lecteurs. Il restera des doutes sur l'authenticité de certains passages; mais plût à Dieu que nous eussions un plus grand nombre de reproductions semblables, pour cette dernière époque, dans laquelle furent prononcés plus de trois cents discours ou exhortations malheureusement perdus pour nous !

Si quis sitit, veniat ad me, et bihat.

Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi : je lui donnerai à boire d'une eau vive qui rejaillira jusqu'à la vie éternelle; et il n'aura plus soif. — Ce sont les paroles sacrées que Jésus-Christ a prononcées dans l'évangile de ce jour, parlant au peuple dans le temple de Jérusalem. (Joan., vii, 37.)

Ce n'est pas sans mystère ^ que Jésus- Christ a proféré ces admirables paroles au jour que les Juifs célébraient une fête parmi eux, où on apportait de l'eau dans un bassin, pour certains usages, dans une cérémonie : ce qu'il n'est pas nécessaire de vous expliquer, puisque Jésus-Christ ne dit ces mêmes paroles que dans un sens mystique et sublime, qui ne signifiait rien autre chose

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