‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 148 sur 538 · Pas de manuscrit. tation? aux Ursulines. Elles ont et · texte numérisé non relu

Pas de manuscrit. tation? aux Ursulines. Elles ont et

2. Il y a lieu de faire des réserves prises à l'audition, et doivent êtn' sur l'authenticité absolue des exhor- plus ou moins exactes et complètes.

PREMIÈRE EXHORTATION AUX URSULINES DE xMEAUX. 215

que l'eau de la grâce qu'il voulait donner abondamment. Il parlait de cette eau mystérieuse qu'il désirait répandre dans les âmes, et dont il voulait établir la source dans son Église. Ces mêmes paroles signifiaient encore le zèle qu'avait le Sauveur de voir venir à lui les hommes pour prendre ces eaux de salut et de grâce, et la disposition qui est nécessaire pour les recevoir, représentée par la soif, qui marque aussi très bien le désir et la préparation qu'il faut que vous apportiez à la grâce qu'il vous veut conférer dans cette occasion par mon ministère.

. Remarquez, mes Filles, que Jésus-Christ jeta un grand cri, disant : Si quelqu^un a soif, qu^il vienne à moi, et je lui donnerai à hoirs ^. Ce cri est en faveur des pécheurs, pour qui il demande miséricorde ; il est en faveur des justes et des âmes fidèles, dont il désire la perfection et la sainteté. Il crie pour les appeler à lui, afin de répandre en elles, avec plus d'abondance, l'eau de ses divines grâces. Mais ce cri nous représente encore ceux qu'il jette dans l'Église et dans nos mystères. Il crie dans ce temps par la bouche des prédicateurs, qui excitent les peuples à faire des fruits dignes de pénitence^. Il crie à l'autel, quand il dit par la bouche des prêtres: Faites ceci en mémoire de moi^. Ces paroles sont un cri de l'amour de Jésus-Christ qui demande le nôtre. Il crie dans les mystères de ce temps : Il criera bientôt de la croix par toutes ses plaies et par son sang, demandant à son Père le salut de tous les honones, pour qui il va donner sa vie adorable. Il crie spirituellement dans les âmes par les mouvements intérieurs que son divin Esprit y forme. Il a crié dans vos cœurs, mes Filles; c'est cet Esprit saint qui a formé ces cris qu'il y a si longtemps que vous faites entendre, et qui sont parvenus jusqu'à mes oreilles et qui m'ont fait connaître vos désirs. Combien y a~t-il, mes chères Sœurs, que vous me demandez cette visite, et que vous reconnaissez vous-mêmes le besoin que vous en avez ! Vous la souhaitez toutes unanimement : vous vous êtes, sans doute, préparées à recevoir les grâces de cette même

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