Édit. : est. — Erreur de lecture « Toujours entraîné
POIR LE JOLR DE PAQUES. 239
gouffre affreux. Déjà tout commence à s'effacer; les jardins moins fleuris, les fleurs moins brillantes, leurs couleurs moins vives, les prairies moins riantes, les eaux moins claires : tout se ternit, tout s'efface. L'ombre de la mort. On commence à sentir l'approche du gouffre fatal. Mais il faut aller. Sur le bord \ encore un pas. Déjà l'horreur trouble les sens, la tête, tourne les yeux ^ : il faut marcher. En arrière'^, plus de moyen : tout est tombé, tout est évanoui, tout est échappé.
Je n'ai pas besoin de vous dire que ce chemin, c'est la vie ; que ce gouffre, c'est la mort. — Mais la mort finit tous les maux passés, et se finit elle-même ! — Non, non : dans ces gouffres, des feux dévorants, grincements de dents, un pleur éternel, un feu qui ne s'éteint pas, un ver qui ne meurt pas. Tel est le chemin de celui qui s'abandonne au sens. Plus court aux uns qu'aux autres. On ne voit pas la fin. Quelquefois on tombe sans y penser, et tout d'un coup. Mais le fidèle... Jésus- Christ, qui l'accompagne toujours; il méprise ce qu'il voit périr et échapper. Au bout, près de l'abîme : une main invisible le transportera; ou plutôt il y entrera comme Jésus-Christ ; il mourra comme Jésus-Christ, pour triompher de la mort. Quiconque a cette foi, il est heureux. La joie ^ de Tobie : Jérusalem, heati omnes qui diJignnt te ^ , qui verront tes murailles rétablie [s], ton sanctuaire, tes sacrifices. Beatus ero, si fuerint reliquiœ seminis mei ad videndam claritatem Jérusalem ^. Combien plus la céleste Jérusalem !
Joie de Jésus-Christ ressuscité, qui dégoûte des joies qui passent, et qui donnera la joie éternelle, au nom du Père, [et du Fils, et du Saint-Esprit].
1. Edit. : Mais il faut aller sur le vement oratoire. C'est une simple bord... — Erreur d'interprétation, indication elliptique, qu'il nous paqu'exclut la ponctuation de l'auto- raîtrait un peu ridicule de dramagraphe. tiser. En tout cas, ce serait une