Cette phrase se retrouve dans 8. I Cor., ix
la lettre citée plus haut.
pour opérer mon salut, afin que je ne sois pas Jugé au dernier jour à la rigueur. Je m'en vais, mais ce ne sera pas pour longtemps; et si les affaires de l'Église m'obligent à m 'éloigner un peu de vous, c'est par nécessité; et je puis dire avec saint Paul '^ que, si je m'absente de corps, je demeure en esprit avec vous. Je ne vous oublierai point; vous serez toutes aussi présentes à mon esprit, et encore plus particulièrement depuis cette visite que devant.
Mais faites en sorte que j'aie la consolation d'entendre dire, à mon retour, qu'il n'y a plus dans cette maison qu'un même cœur en l'esprit de Jésus-Christ par le lien d'une très étroite charité ; que je ne trouve ici rien de bas, rien de rampant, point d'amusements ; en un mot, faites que j'apprenne que l'on a profité de nos avis, de nos instructions et de nos ordonnances. Ha ! que je souhaiterais, mes Filles, que vous pussiez toutes parvenir à cette parfaite conformité que vous devez avoir avec votre Époux ! Ce serait pour lors que vous seriez remplies d'une abondance de grâces que l'on ne peut pas exprimer. Quelle gloire pour vous, d'être ainsi pénétrées de Dieu ! quel bonheur, quelle félicité, quel excès, quelle joie et consolation ! quelle exultation et quel triomi)he au jour du Seigneur, auquel vous parviendrez toutes, comme j'espère et désire, par la miséricorde de Jésus-Christ, lequel je prie de vous remplir de grâce en ce monde et de gloire en l'autre ; et en son nom, je vous bénis toutes.
Monseigneur, ayant fini son exhortaiion, étant debout, et près de monter au parloir pour revoir en particulier une seconde fois la communauté, dit encore, avant que de nous quitter, ce peu de mots dignes d'hêtre remarqués :
Ressouvenez-vous de la dignité et de l'état de votre profession, de la sainteté de votre vocation et des saintes obligations de votre baptême ; et répandez continuellement l'esprit de ces grandes grâces dans toutes vos dispositions intérieures et extérieures.