‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 201 sur 538 · Un an après la mort de la ghien, son père · texte numérisé non relu

Un an après la mort de la ghien, son père

princesse Palatine, son petit-fils, le 4. Sa troisième fille, mariée au

sur la terre qu'une vie plus longue. Que s'il fallait, avec tant d'éclat, la tranquillité et la douceur, elle trouvait dan&y un prince, aussi grand d'ailleurs que celui qui honore cette audience, avec les grandes qualités, celles qui pouvaient contenter sa délicatesse ^ ; et dans la duchesse, sa chère fille, un naturel tel qu'il le fallait à un cœur comme le sien, un esprit qui se fait sentir sans vouloir briller, une vertu qui devait bientôt forcer l'estime du monde et, comme une vive lumière, percer tout à coup avec grand éclat un beau, mais sombre nuage. Cette alliance fortunée lui donnait une perpétuelle et étroite liaison avec le prince ^ qui de tout temps avait le plus ravi son estime, prince qu'on admire autant dans la paix que dans la guerre, en qui l'univers attentif ne voit plus rien à désirer ", et s'étonne de trouver enfin toutes les vertus en un seul homme. Que fallait-il davantage, et que manquait-il au bonheur de notre princesse? Dieu, qu'elle avait connu, et tout avec lui. Une fois, elle lui avait rendu son cœur *. Les douceurs célestes qu'elle avait goûtées sous les ailes de sainte Fare étaient revenues dans son esprit. Retirée à la campagne, séquestrée du monde, elle s'occupa trois ans entiers à régler sa conscience et ses affaires. Un million, qu'elle retira du duché de Rethélois, servit à multiplier ses bonnes œuvres ; et la première fut d'acquitter ce qu'elle devait avec une scrupuleuse régularité, sans se permettre ces compositions ^ si adroitement colorées, qui souvent ne sont qu'une injustice couverte d'un nom spécieux. Est-ce donc ici

prince de Salm, qui jouissait de verti, comme nous le verrons dans

toute la faveur de l'empereur son oraison funèbre.

Léopold 1er. 4. Après sa disgrâce. Voy. la

1. Sa délicatesse d'esprit, appa- notice en tête de ce discours, remment. Il y avait de ce côté 5. Les accommodements que des beaucoup de ressources dans le duc débiteurs de haut rang imposaient d'Enghien ; mais son caractère était à leurs créanciers. Bourdaloue, prêdétestable, s'il en faut croire Saint- chant sur la restitution, la demande Simon. La duchesse, fille d'Anne de prompte et parfaite, (( sans réduire Gonzague, avait aia contraire plus les gens à des compositions forcées de solidité dans le caractère que de et à des accommodements, auxquels brillant dans l'esprit. Sa piété et sa ils ne consentent que par contrainte vertu étaient universellement re- et parce qu'ils craignent d'être connues. frustrés de toute la dette. » (Sermon

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