‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 212 sur 538 · Is., vin, 18. 7. Ts., Lxvi · texte numérisé non relu

Is., vin, 18. 7. Ts., Lxvi

n. Cf. ci-dessus, p. 291. 8. Luc, xxi, 28.

Sermons de Bossuet. — VI. 21

322 ORAISON FUNÈBRE d'aNNE DE GONZAGUE.

par lequel je tâche de vous enfanter en Jésus-Christ, et que, trop indigne ministre de ses conseils, je n'y aie pas été moi-même un obstacle, vous bénirez la bonté divine, qui vous aura conduits à la pompe funèbre de cette pieuse princesse, où vous aurez peut-être trouvé le commencement de la véritable vie.

Et vous. Prince \ qui l'avez tant honorée pendant qu'elle était au monde ; qui, favorable interprète de ses moindres désirs, continuez votre protection et vos soins à tout ce qui lui fut cher, et qui lui donnez le& dernières marques de piété avec tant de magnificence et tant de zèle ; vous, Princesse, qui gémissez en lui rendant ce triste devoir et qui avez espéré de la voir revivre dans ce discours, que vous dirai-je pour vous consoler? Comment pourrai-je, Madame, arrêter ce torrent de larmes que le temps n'a pas épuisé, que tant de justes sujets de joie n'ont pas tari? Reconnaissez ici le monde, reconnaissez ses maux toujours plus réels que ses 'biens, et ses douleurs par conséquent plus vives et plus pénétrantes que ses joies. Vous avez perdu ces heureux moments où vous jouissiez des tendresses d'une mère qui n'eut jamais son égale ; vous avez perdu cette source inépuisable de sages conseils ; vous avez perdu ces consolations qui, par un charme secret, faisaient oublier les maux dont la vie humaine n'est jamais exempte ^. Mais il vous reste ce qu'il y a de plus précieux : l'espérance de la rejoindre dans le jour de l'éternité, et, en attendant sur la terre, le souvenir de ses instructions, l'image de ses vertus et les exemples de sa vie.

1. Son gendre, le duc d'Enghien, son mari auraient suffi à justifier fils du grand Condé. cette réflexion, si elle n'était une

2. Les bizarreries du caractère de vérité d'expérience générale.

CANEVAS D'UNE HOMELIE

POUR LE Iir DIMANCHE DE L'AVENT,

, à Meaux, ](> décembre 1685.

Ce canevas i, malheureusement inachevé, est néanmoins un document intéressant : c'est un spécimen de la préparation des homélies, lorsque l'orateur avait le loisir de jeter quelques indications sur le papier; et il peut être daté de la manière la plus précise. Un examen tant soit peu attentif du manuscrit révélait une pièce beaucoup plus récente que les exordes 2 du sermon de 1665, auxquels les éditeurs ont imaginé d'annexer ce fragment 3. L'analyse de Claude Rochard*, chirurgien de l'Hôtel- Dieii de Meaux, nous donne l'année et le jour où Bossuet prêcha, dans sa cathédrale, sur les notes qu'on va lire.

Les caractères de Vhumilitê en saint Jean-Baptiste^.

Description de sa naissance, de ses austérités, de sa vie. Si grand, que pris pour le Christ. Éclat de sa naissance : sacerdotale ; Jésus-Christ, charpentier.

Légation honorable : des prêtres et des lévites, les premiers en dignité ; pharis [iens] , les premiers en doctrine.

On s'en rapporte à lui-même : Tu quis es ? — Quîd dicis de teipso ®? C'était une belle ouverture à l'orgueil ^ .

1. Ms. fr. 12821, f° 21«). In-4. Meaux, ont été publiés dans la Revtie

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