II Tim., I, 6. déjà contenue dans en nous-mêmes
affaires ecclésiastiques qu'on les y voit entraînés : tant le siècle a prévalu, tant l'Église est faible et impuissante ! Il est vrai que l'on commence à l'écouter : l'auguste Conseil et le premier Parlement ^ donnent du secours à son autorité blessée ; les sources du droit sont révélées ^ ; les saintes maximes revivent. Un roi zélé pour l'Église, et toujours prêt à lui rendre davantage qu'on ne l'accuse de lui ôter ^, opère ce changement heureux : son sage et intelligent chancelier seconde ses désirs ; sous la conduite de ce ministre, nous avons comme un nouveau code favorable à l'épiscopat, et nous vanterons désormais, à l'exemple de nos pères, les lois unies aux canons. Quand ce sage magistrat renvoie les affaires ecclésiastiques aux tribunaux séculiers, ses doctes arrêts leur marquent la voie qu'ils doivent tenir, et le remède qu'il pourra donner à leurs entreprises. Ainsi la sainte clôture ^, protectrice de l'humilité et de l'innocence, est établie ; ainsi la puissance séculière ne donne plus ce qu'elle n'a pas ^, et la sainte subordination des puissances ecclésiastiques, image des célestes hiérarchies et lien de notre unité, est conservée ; ainsi la cléricature jouit par tout le royaume de son privilège ; ainsi sur le sacrifice des vœux, et sur ce grand sacrement ® de l'indissoluble union de Jésus-Christ avec son Église '^, les opinions sont plus saines dans le barreau éclairé et parmi les magistrats intelligents que dans les livres de quelques auteurs qui se disent ecclésiastiques et théologiens. Un grand prélat ^ a part à ces grands ouvrages ; habile
1. Celui de Paris. Le Conseil, ici il vient d'être dit qu'ils doivent être comme plus haut, est le Conseil séparés du siècle pour être le pa,rtage ■d'Etat. du Seigneur. )) Les parlements inter-
2. Latinisme : débarrassées d'une venaient ici pour consolider les rèsorte de voile qui les couvrait. glements ecclésiastiques, ailleurs