‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 235 sur 538 · Se réunissait k l'Église csitho- tion des religionnaires · texte numérisé non relu

Se réunissait k l'Église csitho- tion des religionnaires

lique. dont les hérésiarques l'avaient 4. Exterminé, c'est-à-dire fait disdétachée, paraître du territoire (sens étymo-

2. Sozora., Hist.. lib. II, cap. logique). Il ne s'agit pas de masx^xxii. sacres: les dragonnades elles-même?,

3. Ce calme trompeur ne devait à cette date, n'avaient encore été guère durer : six mois plus tard, que des tentatives d'intimidation, toute l'Europe protestante était sou- 5. Co7iciL Chalcerl. act. vi. levée contre la France, à l'instiga-

mort. Mais un ministre si zélé pour la justice ne devait pas mourir avec le regret de ne l'avoir pas rendue à tous ceux dont les affaires étaient préparées. Malgré cette fatale faiblesse qu'il commençait de sentir, il écouta, il jugea, et il goûta le repos d'un homme heureusement dégagé, à qui ni l'Église, ni le monde, ni son Prince, ni sa patrie, ni les particuliers, ni le public n'avaient t)1us rien à demander. Seulement Dieu lui réservait l'accomplissement du grand ouvrage de la Religion ; et il dit en scellant la révocation du fameux édit de Nantes, qu'après ce triomphe de la Foi et un si beau monument de la piété du Roi, il ne se souciait plus ^ de finir ses jours. C'est la dernière parole qu'il ait prononcée dans la fonction de sa charge : parole digne de couronner un si glorieux ministère ! En effet, la mort se déclare ; on ne tente plus de remède contre ses funestes attaques : dix jours entiers il la considère avec un visage assuré ; tranquille, toujours assis, comme son mal le demandait, on croit assister ^ jusqu'à la fin ou à la paisible audience d'un ministre, ou à la douce conversation d'un ami conmiode. Souvent il s'entretient seul avec la Mort : la mémoire, le raisonnement, la parole ferme '\ et aussi vivant par l'esprit qu'il était mourant par le corps, il semble lui demander d'où vient qu'on la nomme cruelle. Elle lui fut nuit et jour toujours présente; car il ne connaissait plus le sommeil, et la froide main de la Mort pouvait seule lui clore les yeux. Jamais il ne fut si attentif : « Je S7iis, disait-il, en faction ; » car il me semble que je lui vois prononcer encore cette courageuse parole. Il n'est pas temps de se reposer : à chaque attaque il se tient prêt, et il attend le moment de sa délivrance. Ne croyez pas que cette constance ait pu naître tout à coup entre les bras de la Mort : c'est le fruit des méditations que vous avez vues et de la préparation de toute la vie. La Mort révèle les secrets des cœurs. Vous, riches, vous qui

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