POUR L'OUVERTURE DE LA MISSION DE
le 27 avril, IIP dimanche après Pâques.
Ledieu, dans ses Mémoires^, place par erreur en 1690 une grande mission que Bossuet fit donner par les capucins dans sa ville épiscopale. Le Journal ou Grand recueil de Claude Rochard - nous donne avec plus d'exactitude non seulement l'année, mais le jour d'ouverture, 27 avril 1692. Le prélat lui-même écrivait peu après à une religieuse : « Je fais mettre au net im sermon dont vous pourrez être édifiée : c'est celui de l'ouverture de la mission ^. » Cela nous explique comment ce discours nous a été conservé 4, à la différence de tant d'autres prononcés aussi pendant la période de Meaux. Plusieurs communautés du diocèse avaient pu se procurer des copies de celui-ci. La nièce du cardinal de Bissy, successeur de Bossuet, M*"® de Bassompierre, religieuse de la Visitation, en apporta ime à Nancy, avec beaucoup d'ouvrages ou opuscules de piété, alors inédits. Cette copie fut transcrite plus d'une fois, non sans quelques accidents de détail. Dans l'ensemble, ces reproductions lelles'-mêmes ont beaucoup de valeur, parce qu'elles représentent un texte antérieur aux éditions. Nous avons tenu grandement compte de celle des transcriptions qu'on regarde comme la plus exacte. Une leçon hardie, que nous donnerons dans les dernières pages est une marque incontestable d'authenticité. C'est à l'endroit où l'évêque missionnaire applique à la vraie pénitence la comparaison de la femme en travail, tirée de l'évangile du jour: Mulier, cum parit, tristitiam hahet...
Avant d'être publié par Deforis «^ en 1772, ce sermon l'avait été dans les Lettres et Opuscules de Bossuet ^, chez Barrois, à Paris, en 1748, et dans un volume intitulé Retraite de dix jours, etc., paru à Nancy en 1760. La date du 27 avril 1692 y était donnée exactement. On peut donc s'étonner de la fantaisie qu'a eue Deforis de le placer au V® dimanche (11 mai).
1. Page 183. Il ajoute qu'une etc., et sur une copie antérieure aux seconde mission eut lieu à Coulom- éditions, qui appartient à la Visitamiers. aussitôt après celle-ci. tien de Nancy. Elle est intitulée :
2. Cf. Revue Bossuet, juillet 1904, Sermon pou?- Vouverture d^ine misp. 165. sion, fait par M. de Bossuet, évêque
3. Lettre à Mme d'Albert, du de Meaux, le 2? avril 1693 ; qui peut 21 mai 1(Î92. édition Urbain et servir de préparation à la retraite. Levesque, t. Y, p. 175. 5. T. VI, p. 413-429 de l'édition