‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 338 sur 538 · Pas de manuscrit autographe. in · texte numérisé non relu

Pas de manuscrit autographe. in

Collationné sur l'édition de Deforis, 6. T. Il, p. 92 et suiv.

Vado ad Patrem i.

Je m'en vais à mon Père.

(Joan., XVI, 16.)

Notre-Seigneur, mes chers Frères, dit cette parole en la personne de ses fidèles, aussi bien qu'en la sienne ; et, pour nous donner la confiance de la répéter avec lui ^, il a dit en un autre endroit : Je monte vers mon Père, et vei's votre Père ; vers mon Dieu, et vers votre ^ Dieu '^. Son Père est donc le nôtre aussi, quoique à titre différent : le sien par nature, et le nôtre par adoption ^ ; et nous pouvons dire avec lui : Je m^en vais à mon Père. Je puis ^ même ajouter, mes chers Frères', que cette belle parole nous convient ^, en un certain sens, plus qu'à Jésus-Christ ; puisque, vivant ^ sur la terre, il était déjà avec son Père, selon sa divinité ; et que, même selon sa nature humaine, son âme sainte en voyait la face. Il était toujours avec lui ; et dans un temps ^° où il semblait encore éloigné de retourner au lieu de sa gloire avec son Père, il ne laissait pas de dire : Je ne suis pas seul, mais mon Père, qui m.' a envoyé, et moi ^\ sommes toujours ensemble.

C'est donc à nous qui sommes vraiment séparés de Dieu, c'est à nous, mes bien-aimés ^^ , à faire un continuel effort pour y retourner ; c'est à nous à dire sans cesse : Je vais à mon Père ; et comme cette parole marquait la consommation des mystères de Jésus- Christ ^^ dans son retour à sa gloire, elle marque aussi

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