II Cor., Il, 7. croyons-nous : l'œil aura passé du
5. A : qu'il en serait accablé. mot pénitence au même mot répété
6. L :«de l'indulgence et des con- une ligrne plus loin, solations de l'Église. 9. II Cor., vu, 10.
7. A, L : de cette tristesse selon 10. A : et des passions. Dieu. — Et le texte en variante. 11. N : que le mal.
516 SERMON POIjR L 'OUVERTURE
Cette tristesse, dit l'Apôtre \ quand elle est parfaite, doit produire une pénitence stable pour le salut : elle a donc la stabilité qui lui convient, lorsqu'elle vous ^ mène jusqu'au salut, jusqu'à la parfaite union avec Dieu, et au dernier accomplissement de cette parole : Je vais'' à mon Père"^. Alors il vous arrivera ce que Jésus-Christ a promis dans notre évangile, ce qui devait faire le dernier point de ^ ce discours et que je tranche en un mot.
« Alors, dit-il, votre tristesse sera changée en joie, et en une joie que "^ personne ne vous ôtera jamais : Gaudium vestnmi nemo tollet a vohis '^ . » Voilà, mes Frères, la joie que je vous souhaite ; non pas ces joies ^ que le monde donne et que le monde ôte : il les donne, non par raison, mais par humeur, par bizarrerie, par caprice ^, et il les ôte sans savoir pourquoi, avec aussi peu de raison qu'il en a eu à les donner. Loin de nous ces joies trompeuses ^^' ; loin de nous l'aveuglement qu'elles produisent dans les cœurs, et le criminel attachement avec lequel on s'y abandonne ! Je vous souhaite cette joie qui ne change pas, parce que celui qui la donne est immuable.
Mais, mes Frères ^\ n'oubliez jamais qu'il y faut venir par la tristesse, par la tristesse qui est selon Dieu, par la tristesse ^^ de la pénitence. C'est ce que Jésus- Christ nous explique à la fin de notre évangile, par une