‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 360 sur 538 · A : changée en joie, que. de la pénitence · texte numérisé non relu

A : changée en joie, que. de la pénitence

comparaison admirable et bien naturelle : Une feimne, dit-il, a de la douleur pendant ^ qii^eUe enfante, parce que Kon heure est venue; mais, lorsqu'elle a enfanté un fils, elle ne se souvient plus de ses maux, dans la joie qu'elle a d'avoir mis un homme au monde '^. Voilà le modèle de cette douleur de la pénitence que je vous ai aujourd'hui prêchée après saint Paul. Vous devez enfanter un homme ; et cet homme que vous devez enfanter, et lui donner '^ une vie nouvelle, c'est vousmêmes. Votre heure est venue, vous êtes à terme ^ : la ^ guerre avec tous ses maux, le commencement d'une campao'ne, qui apparemment doit être décisive, la mission, le Jubilé ^, nos pressantes exhortations, [vous] avertissent ^ qu'il est temps que vous acheviez cet enfantement que vous semblez commencer depuis tant d'années d'une manière^ si languissante et si faible. J'ai assisté ciuelquefois ® à l'accouchement des princesses ; et quand ^" on a ouï leurs douleurs encore faibles et des cris encore languissants, on dit : Elle n'accouche pas encore ; mais quand un cri qui perce les oreilles les déchire, pour ainsi dire, et pénètre jusqu'au cœur,

Page 1