ESQUISSE
Cette esquisse ^ paraît ici pour la première fois sous sa forme originelle. Deforis l'avait développée à sa façon et découpée en une dizaine de Pensées morales (n^s CLVII-CLXVI)^. M. Lebarq avait bien deviné le procédé de cet éditeur, et reconnu qu'il avait affaire, non à des pensées détachées, mais au canevas d'un discours suivi. Toutefois, en l'absence du manuscrit, sa perspicacité n'avait pu le préserver de certaines erreurs, que nous rectifions.
L'écriture du manuscrit demande que le discours soit attribué à l'époque de Meaux, et le sujet traité paraît une raison plausible de le fixer à l'année 1692, où (du 27 avril au 4 juin), pendant une mission, Bossuet prêcha à plusieurs reprises dans sa cathédrale et fit faire trois fois la communion générale.
Ce discours ne doit pas être confondu avec son sermon perdu sur la préparation à la communion, dont Deforis (t. IV, p. cix) a indiqué le plan, ni avec un autre sermon perdu, ayant pour texte : Probet autem seipsum homo, dont l'éditeur bénédictin dit qu'il roulait « sur les attaches, sur les haines, les deux sources de la perte de la Cour. »
Probet autem [seipsum homo} (I Cor., XI).
Tout ce qui est saint inspire de la frayeur. Isaïe ; Sanctus, etc. Au lieu de : Je suis consolé, Vœ mihi ^ ! La Vierge Marie ^ !
Notre épreuve est prévenir le juoement de Dieu. Si nous nous jugions, pas jugés. Saint Paul dans ce cha-
1. Publiée dans le Bulletin de litté- consolé ; il s'écrie : (( Malheur à moi rature ecclésiastique de V Institut ca- qui me suis tu ; parce que mes lèvres tholiqae de Toulouse, 1900, p. 1. L'au- sont souillées, et j'ai vu de mes protographe fait partie de la collection près yeux le Roi, le Seigneur : de M. E. Levesque. Vœ mihi, quia tacui, quia, pollutus
2. A voir l'appendice, IV. lahiis ego sum... et Reffeni Dominum