‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 454 sur 538 · Var.: méprisable, Noël. Également lue au concile · texte numérisé non relu

Var.: méprisable, Noël. Également lue au concile

2. Allusion à II Cor., viii, 9. d'Éphèse en présence de saint Cy-

Le feu qui ne brûle point. Le juge parmi les criminels, qui ne condamne personne ; juge parmi les condamnés, qui n'envoie personne au supplice ; juge qui ne juge pas, mais qui enseigne ; qui ne condamne pas, mais qui guérit.

[La clémence] de ce feu mystique qui pardonne au buisson, figure de la clémence de Jésus-Christ. Il éclaire et ne consume pas; il brille et ne brûle pas; il fait du bien, bien loin de blesser et de nuire.

Dieu ne trouve rien de honteux de ce qui peut donner le salut aux hommes.

La pensée devient intelligible par la parole, palpable par l'écriture : ainsi le Verbe.

Votre pensée, Xoyoç, est votre enfant en quelque sorte ; vous l'enfantez une seconde fois, quand vous la rendez sensible : ainsi le Père.

La parole que je prononce en moi se répand sur tous, propre à un chacun comme à tous.

Dieu habite dans l'homme plus noble que tout le reste, que le soleil, etc., parce qu'il est libre, maître de soimême.

Comme celui qui déchire le papier où est écrit [e] la loi du Prince, viole sa parole, qui, inviolable par ellemême, est violée et comme déchirée dans le corps dont elle s'est revêtue: ainsi le Verbe de Dieu...

Il ^ est venu à son serviteur, non avec la majesté d'un maître, car il aurait étonné son fugitif; l'attirant par son humilité à la familiarité, à la liberté en se faisant conserviteur, afin que nous devinssions maîtres.

Le Verbe ^ s'est approprié un corps, se l'est rendu propre, et en ce corps, toutes les passions ^ de ce corps: il se les est donc appropriées. Il ne faut point dire que

rille d'Alexandrie. Admodum pul- 2. Var. (inachevée): La nature...

chra, dit Bossuet, après l'éditeur. 3. Au sens étymologique (pati),

(Cf. Labbe, t. III Conc, p. 1008 et les dispositions à souffrir. Cf. second

seq.) sermon pour Noël (1667) .' <( Il ne

1. Autres extraits. Ils sont tirés prend pas la nature humaine telle

cette fois d'une homélie de Théo- qu'elle était dans son innocence,

dote pour la fête de saint Jean l'E- saine, incorruptible, immortelle ;

vangéliste. (Cf. Labbe, t. III Conc, mais dans l'état malheureux où le

p. 1024 et seq.) — Le début de ce péché l'a réduite, exposée de toutes

qu'on va lire forme redite ; mais il parts aux douleurs, à l'infirmité, à la

amène la réflexion qui va suivre. mort. » ( Voy. t. V, p. 275).

Dieu habite en Christ comme dans une autre personne ^ ; ni que Christ est adoré parce qu'il est uni au Verbe ; ni qu'il est adoré avec lui, parce que c'est la même adoration. Il ne faut point séparer par la pensée ni par l'intelligence le Verbe et le Christ, en les unissant seulement de parole, comme faisait Nestorius. Mais toutes les fois que nous nommons le Verbe, nous devons entendre que l'Homme est aussi compris sous ce nom : ainsi, quand nous nommons Jésus, nous y comprenons le Verbe. C'est ce qui est expliqué passim, mais très bien, dans l'homélie de Théodotus^.

La chair ^ a été anoblie ^, et non la Divinité dégradée. Dieu relève ce qu'il prend et ne perd pas ce qu'il communique.

Le grand pape saint Léon nous enseigne "" que les ouvrages ^ qu'un Dieu sauveur a accomplis pour notre salut ne sont pas seulement des grâces, mais des leçons ^ ; que tout ce qui nous rachète nous parle ; enfin ^ que tous les mystères sont des exemples, si bien que le chrétien doit imiter tout ce qu'il croit.

Jésus-Christ ^ fait célébrer la victoire et la paix qu'il veut procurer aux hommes, par la bouche des enfants, afin de confondre la jalousie des Pharisiens et des Docteurs par les louanges simples et naïves d'un âge innocent.

IToc ^^ seMite in vohis quod et in Christo Jesu ^^. La foi des mystères de la Passion est assez commune ; mais il faut entrer dans les sentiments de Jésus-Christ, et

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