‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 461 sur 538 · V. — De l'Église · texte numérisé non relu

V. — De l'Église

On ^ cherche vainement dans la médecine un remède unique et universel, qui remette tellement la nature dans sa véritable constitution, qu'il soit capable de la guérir de toutes ses maladies. Ce qui ne se trouve pas dans la médecine se trouve dans la science sacrée. Chaque hérésie, son remède particulier. Remède général, l'amour de l'Église, qui rétablit si heureusement le principe de la religion, qu'il renferme entièrement en luimême la condamnation de toutes les erreurs, la détestation de tous les schismes, l'antidote de tous les poisons, enfin la guérison infaillible de toutes les maladies.

Ce jour-là, mes très chères Sœurs, auquel Dieu vous ouvrant les yeux,... vous doit être et plus cher et plus mémorable que votre propre naissance, plus cher même que votre baptême. C'est la marque de son efficace qu'il ne perde pas sa vertu, même dans des mains sacrilèges. Mais que sert d'avoir le baptême...? La marque de la milice dans les troupes est une marque d'honneur; en un soldat fugitif, c'est le témoignage de sa désertion. Ainsi le baptême, qui est la marque de la milice chrétienne, dans l'Église est une marque d'honneur ; dans le schisme, une conviction de la révolte. 'Plût à Dieu non seulement rappeler à votre souvenir le jour que vous vous êtes données à l'Église, mais encore renouveler votre première ferveur ! Pour cela, je vous dirai ce que c'est que la sainte Église. Je vous montrerai d'abord ce qu'elle est à Jésus-Christ et à ses enfants ; et je vous ferai voir ensuite ce qu'elle est en elle-même dans la

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