L. : jusques au fond
nous est-il revenu ^d^ avoir gardé ses commandemcfits et d^avoir marché tristement devant sa face ? Les hommes superbes et entreprenants sont heureux, car ils ont tenté Dieu en songeant de se faire ^ heureux malgré ses lois, et ils ont fait leurs affaires^. » Voilà robjection des impies proposée dans toute sa force par le Saint- Esprit. A ces mots, poursuit le prophète, les gens de bien étonnés se sont parlé secrètement les uns aux autres. Personne sur la terre n'ose entreprendre, ce semble, de répondre aux impies qui attaquent Dieu avec une audace si insensée ; mais Dieu répondra lui-même : 11^ a prêté Voreille à ces choses, dit le propliète, et il les a ouïes ; il a fait un livre où il écrit les noms de ceux qui le servent; et en ce jour où j^agis, dit le Seigneur des armées, c'est-à-dire où ^ j'achève tous mes ouvrages, où je déploie ma miséricorde et ma justice, en ce jour, dit-il, les gens de bien seront ma possession particulière : je les traiterai comme un bon père traite un fils obéissant. Alors vous vous retournerez, o impies^ ; vous verrez de loin leur félicité, dont vous serez exclus pour jamais ; et vous verrez alors quelle ^ différence il y a entre le juste et Vimpie, entre celui qui sert Dieu et celui qui méprise ses lois. C'est ainsi que Dieu répond aux objections des impies. Vous n'avez pas voulu croire que ceux qui me servent puissent être heureux, vous n'en avez cru ni ma parole, ni l'expérience des autres ^ ; votre expérience vous en convaincra : vous les verrez heureux et vous vous verrez misérables. Hœc dicit Dominus faciens hsec ; c'est ce que dit le Seigneur; il l'en faut croire, car lui-même qui le dit, c'est lui qui le fait ; et c'est ainsi qu'il fait taire les superbes et les incrédules. Serez-vous assez heureux pour profiter de cet avis et pour prévenir sa colère? Allez, Messieurs, et pensez-y. Ne songez point au prédicateur qui vous a parlé, ni s'il a bien dit, ni s'il a mal dit : qu'importe qu'ait dit ^