‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 494 sur 538 · Deforis, c. , Augustin, antérieures à celle des · texte numérisé non relu

Deforis, c. , Augustin, antérieures à celle des

3. Deforis, cxxvil. — Edit. de Bénédictins, plaçaient dans le Sup- Versailles, Pensées détachées, xvi. pUment des sermons. On lit, en tête Supprimé dans l'édition Lâchât. des extraits faits par Bossuet : Non

4. Ms. de la collection H. de Roth- videtur Avgustini^ docti tamen et schild. Cahier écrit antérieurement eloquentisvii'i^etAuçustinumsapienau Carême du Louvre (1G62). Ce sont ^ù. C'est un fragment (lib. II, cap. des notes du genre de celles que Bos- m et seq.) des Allégories sur le suet intitulait : Remarques morales, Nouveau Testament, attribuées dequand il lisait les Pères.la plume à la puis à Hugues de Saint- Victor ( Ap. main. Ici, il résume un traité sur les Migne. Patrol. lat., t. CLXXY, 774 Péchés capitaux {de Septem Vitiis)^ et seq.).

premier bien et cherche son bien en lui : il ^ s'appauvrit donc. Il croit néanmoins s'enrichir, parce qu'il y a deux choses dans les richesses, l'abondance et la propriété. Il perd l'abondance, mais il se croit riche par l'imagination de propriété. C'est pourquoi l'orgueil s'approprie : Meus est flvvms, et ego feci memetipsum'\

Il est donc pauvre, et il s'imagine être riche. C'est pourquoi il ne veut point connaître sa pauvreté : il ne veut donc point savoir ce qui lui manque ; c'est pourquoi la félicité d 'autrui, qui lui fait voir ce qui lui défaut % l'afflige : et c'est le propre de l'envie.

Par conséquent l'envie vient de pauvreté, et [de ce] que l'homme ne connaît pas sa véritable richesse. En possédant le bien commun. Dieu, il avait l'abondance. Il a renoncé à l'abondance en recherchant la propriété du bien particulier : il est devenu pauvre et envieux.

Dans le premier état, où l'on possède le premier bien^ il n'y a point d'envie, parce qu'il n'y a point de pauvreté, mais une souveraine abondance.

Mais la propriété semble manquer ? Nullement ; car le premier bien est tellement commun à tous, qu'il est propre à chacun.

L'envie est donc une juste punition de l'orgueil : parce que celui qui a mieux aimé une propriété imaginaire que la véritable abondance sent sa pauvreté et en est affligé. Ce que cet auteur explique élégamment par les [paroles] suivantes : In snperhia igitur injuste delectarîs, in invidia juste cruciaris. In superhia perverse tihi placet quod tu es, in invidia injuste tihi displicet quod alius est... In hoc nonnihil ^ justitiœ [invidia hahere cognoscitur'}, quod, qui injuste agit juste punitur'\

L'envie, en tant qu'elle nous afflige, nous doit apprendre à déraciner l'orgueil qui nous plaît, parce qu'elle lui montre son faible. Toutes les maladies ont leur dou-

1. Ms.: elle. Au féminin, à cause de plus loin dans d'autres extraits, que superhia. nous ne donnons pas ici, parce qu'ils

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