Deforis : se. sermons de jeunesse, avant de com
3. Bossuet lui-même a écrit une poser le Carême roj^al de 1662. Voici Consolation, qui méritait d'être écou- ce court sommaire autographe (Ms. tée, et qui le fut sans doute. Elle se fr. 12823, dernier feuillet) ; « Controuve dans sa Corres/)Ottdance, édi- solation a M[adame] de H[autetion Urbain etLevésque, t. 1er, p. 31 fort]. — Raisons de se consoler et suiv. A. Floquet a fort bien mon- passent celles de craindre. Nolite tré (Etudes sur la vie de Bossuet, t. I, contristari sicut ceteri, bien examiné, p. 351-371) que cette lettre sans date — Mort sainte et chrétienne ; mort était adressée à Marie de Hautefort, malheureuse (p. 3, 4). — Néhémias veuve du maréchal de Schomberg, (p. 5). — Quel repos on doit avoir depuis 1666. La forme épistolaire de dans la mort des siens (p. 7). ))
ce remarquable opuscule ne permet 4. Deforis, ccxxviii.
mort, deux sentiments à corriger : premièrement la crainte, celle qui trouble ; secondement, quand tout est désespéré, par dépit on voudrait bientôt finir, et par impatience à cause de la douleur.
En ^ l'autre vie, tout est infiniment plus vif qu'en celleci. Nous n'avons ici qu'une ombre de plaisir et qu'une ombre de douleur. Nous ne saurions concevoir toutes les puissances du siècle futur : Virtutes secvlî venturi^ , La vertu, la force, la puissance se montrent là : tout ce qui est en cette vie n'est rien.
Il ^ y en a qui ne trouvent leur repos que dans une incurie de toutes choses, qui ne prennent rien à cœur, Cjui se donnent à ce qui est présent, et n'ont du futur aucune inquiétude ; non point parce qu'ils ne croient pas, mais parce qu'ils n'y songent pas. Ils ne nient pas, mais ils ne sont pas persuadés du siècle futur.
Il * faut examiner ce que doit produire en nous le désir de la vie future : ce désir caractérise les vrais chrétiens, qui doivent se regarder ici-bas comme voya-