Deforis, ccix. sur le saint martyr Théodore' pa
3. Peut-être y a-t-il faute de lec- raissent être du temps où Bossuet ture : ce mot pouvait être une travaillait à son traité de VExposivariante de exemples, à la ligne tion de la doctrine catholique sur les précédente. matières de controverse. Il est vrai
4. Inédit. Ces extraits d'un dis- qu'après l'avoir publié (1671), il
vue par ces ouvrages de l'art, on est touché du désir d'approcher du Heu où les reliques du saint sont enfermées, fr, ^riY,r^ : croyant que de la ^ toucher, c'est une sanctification et une bénédiction. La poussière même du tombeau est un présent ; on amasse la terre avec soin, w3 x£t.[JLVaov. Pour ce qui est des reliques, combien il est désirable de les toucher et combien il faut de prières pour obtenir un si grand don, ceux qui l'ont expérimenté le savent. Car ceux qui regardent ce saint corps l'embrassent comme vivant et fleurissant, l'approchent de leur bouche, de leurs yeux, de leurs oreilles, de tous leurs sens, répandant des larmes tendres ^ et religieuses: ïô Tf\ç eûXaêeia; xal to to'J TrâQo-jç èTziy^éovzec, Sâxp'jov, comme si le martyr était là entier et présent ; le prient d'intercéder pour eux, tt.v toG Troeags-JELv [y.errU^ Tîpoa-âyouo-'.v, l'appelant à leur secours comme celui qui est toujours devant Dieu, wç Bopu'fopov toO 0£oû 7TapaxaAG'JVT£(;^ et qui étant invoqué, £T:'.xaAO'ju.£vo;, obtient ce qu'il veut.
« Apprenez de là, ô peuple religieux, combien est honorable et précieuse devant Dieu, t^jj-loç, la mort de ses saints. Car le corps est de même nature dans tous les hommes, composé d'une même masse, cpupâaaToç ; mais celui qui est séparé par une mort commune est jeté comme une chose vile ; mais celui qui est rempli de grâces par le martyre, '/apiTtoOév, est désirable et aimable, comme le discours précédent le fait paraître. C'est pourquoi croyons aux choses invisibles pour l'amour de celles que nous voyons ; que ce que nous expérimentons en ce monde nous fasse croire les promesses du siècle futur.
« A ^ qui des rois rend-on un honneur semblable ? Les plus illustres des hommes voient-ils leur mémoire
■continua à écrire et quelquefois à président du combat. »
prêcher sur les vérités contestées 1. C'est-à-dire la Ôt^xt). — Var. : le.
par les protestants. — Ms. au Sémi- 2. Autre rédaction, laissée inache-
naire de Meaux, dans un recueil vée ; « des larmes de religion. » —
factice, non catalogué. L'autevir re- Le grec est cité de temps à autre,
marque d'abord que « le peintre notamment lorsque la traduction ne
[avait représenté] xàç àpiaxsîac; rendait pas toute la signification de
Toij fj.âpTupoç, [et] l'image selon l'original.
la forme humaine de Jésus-Christ, 3. Ibid., après une coupure.
si respectée et si célébrée? Lequel des conquérants est autant illustre que ce soldat ^ de Jésus-Christ ? Tiç (7TpaT''^ywv w; ô o-TpaTLwrV.ç b tîÉvyjç, 6 veoAsxTOç ;
c( Nous faisons tous les ans à votre honneur, ô bienheureux, cette assemblée ^ sacrée, tt^v 7:avTiyup{v 'jo'., de ceux qui aiment les martyrs, adorant notre commun Maître, et célébrant la mémoire de vos victoires ; mais vous, venez à nous, en quelque endroit que vous soyez, pour présider à cette fête. Comme vous nous appelez à vous, nous vous appelons aussi à notre tour ; et, soit que vous demeuriez au haut des cieux ^, ou que vous soyez dans quelque cercle au-dessus du ciel, £7ioupâvt.ov d'^ioa.f ou que vous soyez devant le Seigneur au milieu des chœurs des anges, ou que, comme un bon serviteur, vous adoriez votre Maître avec les Vertus et les Puissances célestes, quittant un peu ces devoirs, venez, ami invisible, à ceux qui vous honorent ; contemplez ces cérémonies sacrées, afin de redoubler les actions de grâces envers Celui qui, pour une mort et pour un martyre, vous a donné tant de récompenses.
« Nous avons besoin de plusieurs grâces : priez pour votre patrie auprès de notre commun Roi. Les Scythes nous menacent : comme soldat, combattez pour nous ; comme martyr, parlez avec confiance pour ^ vos conserviteurs. Nous croyons vous devoir le repos dont nous jouissons à présent, mais nous vous demandons la tranquillité de l'avenir. Que s'il faut encore une plus puissante protection, izkeioyo^ o'Jo-WTr^aç, assemblez la troupe de vos frères les martyrs, et priez avec eux tous : excitez Pierre, avertissez Paul et Jean, le théologien et le bien-aimé disciple : qu'ils s'intéressent pour les Églises qu'ils ont fondées, etc.
« Par ^ votre prière, ô saint martyr, et par celle de vos bienheureux compagnons, que l'Église, rendue fé-