‹ Œuvres philosophiques d' Arnauld, comprenant les Objections contre les Méditations de Descartes, La logique de Port-Royal, le traité Des vraies et des fausses idées et des notes et une introductionChapitre 135 sur 257 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Des syllogismes conjonctifs.

Les syllogismes conjonctifs rie sont pas tous ceux dont les propositions son t conjonctives ou composées, mais ceux dont la majeure est tellement composée qu'elle enferme toute la conclusion : on peut les réduire à trois genres, les conditionnels, les disjonctifs, et (e* copulatifs.

Des syllogismes conditionnels.

Les syllogismes conditionnels sont ceux du la majeure est une proposition conditionnelle qui contient tonte la conclusion, comme :

SHl y a un Dieu, il faut Vaimer :

Or, il y a un Dieu :

Donc il faut Vaimer,

La majeure a deux parties : la première s'appelle l'antécédent, sHl y a un Dieu; la deuxième, le conséquent , il faut Vaimer.

Ce syllogisme peut être de deux sortes , parce que de la même majeure on peut former deux conclusions.

La première est , quand ayant affirmé le conséquent dans la majeure , on affirme l'antécédent dans la mineure , selon cette règle : en posant V antécédent, on pose le conséquent.

Si la matière ne peut se mouvoir d'elle-même, il faut que le premier mouvement lui ait été donné de Dieu : Or, la matière ne peut se mouvoir d'elle-même : Il faut donc que le premier mouvement lui ait été donné de Dieu.

La deuxième sorte est , quand on ôte le conséquent pour ôter

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