‹ Œuvres philosophiques d' Arnauld, comprenant les Objections contre les Méditations de Descartes, La logique de Port-Royal, le traité Des vraies et des fausses idées et des notes et une introductionChapitre 253 sur 257 · SUR LE TRAITÉ DES VRAIES ET DES FAUSSES IDÉES · texte numérisé non relu

SUR LE TRAITÉ DES VRAIES ET DES FAUSSES IDÉES

(1) Réponses aux sixièmes Objections,

(2) Voyez plus haut Objections contre Us Méditations, p. 2.

(3) Reid partage enlièrement la manière de voir d'Arnauld sur Torigine de rhypothèse des idées représentatives. Voyez (Xuvres complètes, t. III, p. 226 et suiv. Le même volume renferme un morceau remarquable de M. Royer-CôUard sur le même sujet, p. 327 et suiv. Cf. II, p. 365 et suiv.

(4) Cinquièmes Objections contre les Méditations f t. Il, p. 273 de rédition des Œuvres philos,, de Descartes, publiées par M. Garnier.

(6) Les Conversations chrétiennes sont un ouvrage de Malebranche.

(6) Ces efforts d'Amauld pour concilier sa propre théorie avec les façons de parler communes lui ont attiré les critiques de Reid (QEuv, compL, t. lY, p. 229 ). Ils sont en effet moins heureux que subtils ; ce qui n'empêche pas que la critique de Reid ne soit fort exagérée, comme nous en faisons la remarque dans Tintroduction.

(7) Malebranche dans sa Réponse, p.« 138, a désavoué cette opinion.

(8) Malebranche a également désavoué celle opinion. Voyez la Réplique d'Arnauld, Défense du Livre des vraies et des fausses Idées, p. 149.

(9) •< La troisième réflexion que je présenterai au sujet des idées , dit Reid ( OEuv, compL, III, p. 249), c'est qu'à l'exception de leur existence qui est universellement admise , tout ce qui les concerne est un sujet de dispute entre les philosophes. Si les idées ne sont pas des êtres imaginaires , nous devons les connaître parfaitement puisque nous avons avec elles le commerce le plus intime : cependant il n'y a rien sur quoi les philosophes aient autant différé. »

(10) «Lorscpie nous voyous le soleil ou la lune, dit Reid, il nous semble assurément que les objets immédiats de notre vision sont ti'ès éloignés de nous et qu'ils le sont aussi l'un de Vautre. Nous ne doutons pas qu'ils ne soient ce même soleil et cette même lune que Dieu a suspendus à la voûte des cieux le jour de la création , et qui depuis n'ont pas cessé d'exécuter les révolutions qu'il leur avait prescrites. Cependant les philosophes nous avertissent que nous sommes dans une en*eur grossière ; que le soleil et la lune que nous voyons immédiatement ne sont point, comme nous le supposons, à des millions de lieues l'un de l'autre et de nous ; qu'ils sont dans notre esprit ; qu'ils ont commencé d'êli'e quand nous les avons aperçus ; qu'ils cesseront d'être lorsque nous cesserons de les voir ; qu'en un mot , les objets que nous percevons ne sont que des idées en nous. ...» OEuvr. compl., (. ni, p. 232.

(11) Arnauld dans sa Défense, p. 275, est revenu fort au long sur ces variations de Malebranche.

(12) Aristole a présenté la critique du système de Platon dans la plupart de ses ouvrages, et en particulier au livre I*' et au livre XIII de sa Métaphysique. C'est d'ailleurs une question que de savoir si Platon a distingué les idées de l'intelligence divine ou les y a confondues. On trouvera un résumé substantiel de cette controverse dans les Éludes sur le Timée, par M. Henri Martin, Argum. § I, et notes 22 et 60.

(13) Arnauld, comme nous l'avons dit dans notre introduction, alla plus loin dans la Défense et soutint que Malebranche mettait formellement l'étendue en Dieu^ en d'autres termes, faisait Dieu matériel. Malebranche se défendit victorieusement de cette imputation ; Arnauld toutefois crut devoir insLsler de nouveau. Voyez Lettres au P, Malebranelic , lettres VIII et IX.

(14) Discours sur la Méthode , partie VI. (f 5) Principes de la Philosophie^ partie III.

(16) Réponses aux ^Cinquièmes Objections , ll\. Cf. Méditations, III; Principes,!^ 19.

(17) Voyez les Noies sur la Logique, 17.

(18) Cordemoy, partisan de la philosophie de Descartes, né vers 1620, mort en 1684, auteur de divers opuscules, entre autres, d'un traité du Discernement de l'Awe et du Corps.

(19) Descaries ayant répondu aux Premières Objections de Gassendi, celui-ci répliqua ; c'est au recueil de ses Instances que renvoie Aruauld. On en trouvera l'analyse au tome II des Œuvres philosophiques de Descartes, publiées par M. Garnier.

(20) Tous les arguments d*Arnauld en faveur de l'existence du monde matériel peuvent se ramener à celui de Descartes : Si les corps n'existaient pas, Dieu ne serait pas véridique, et il manquerait de plusieurs autres perfections. Est-il nécessaire de faire remarquer que cette démonstration prétendue n'est qu'un paralogisme, qu'on appellerait grossier, a dit M. Royer-Collard, s'il ne s'agissait d'aussi grands hommes. Nous ne connaissons Dieu qu'au moyen et dans la mesure de notre faculté générale de connaître : il est donc étrange de présenter les perfections divines comme preuve de la véracité de ces facultés considérées soit en elles-mêmes, soit dans leur application. L'existence du monde nous est direclemeut révélée par les sens : quand on entreprend de la démontrer , on accorde implicitement qu'elle a besoin de l'être, et si la démonstration est détestable, ou s'expose à susciter des philosophes qui la contestent comme ont fait Berkeley et Hume.

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