‹ Œuvres philosophiques d' Arnauld, comprenant les Objections contre les Méditations de Descartes, La logique de Port-Royal, le traité Des vraies et des fausses idées et des notes et une introductionChapitre 83 sur 257 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Nul nese croît misérable, qu'en se comparant àde plus heureux.

Nemo lœditur, nisi à seipso.

Nous n'avons de mal que celui que nous nous faisons à nousmêmes.

Excepté le sage, disaient les Stoïciens^, tous les hommes sont vraiment fous.

Ces propositions se contredisent, de même que les exclusives,

1^ £n soutenant que le sage des Stoïciens était aussi fou que les autres hommes;

2" En soutenant qu'il y en avait d' autres que ce sage qui n'étaient point fous ;

3" En prétendant que ce sage des Stoïciens était fou , et que d'autres hommes ne l'étaient pas.

Il faut remarquer que les propositions exclusives et les exceptives ne sont, pour ainsi dire, que la même chose exprimée un peu différemment, de sorte qu'il est toujours fort aisé de les changer réciproquement les unes aux autres : et ainsi nous voyons que cette exceptive de Térence,

imp&ritus, nisi quod ipse fadt, ftll rectum putat ,

a été changée par Cornélius Gallus en cette exclusive :

Boc tantùm rectum quod facit ipfe putat,

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