‹ Œuvres philosophiques de Maine de BiranChapitre 33 sur 47 · B SUR LA LOGIQUE · texte numérisé non relu

B SUR LA LOGIQUE

de la causCy de Vun , du même y etc.; il est vrai que ces premières notions ou croyances sont inaccessibles à l'erreur 9 par cela que nous ne pouvons exister comme êtres pensants, sans les avoir , et que le contraire est impossible ou ne peut pas être conçu ; mais il est évident aussi, pour tous ceux qui veulent penser, comme il faut , à la nature de ces idées simples ou notions^ qu'elles sont des éléments surajoutés aux sensations , associés intimement avec elles, mais antérieurs à toutes sensations, et ne pouvant provenir de la même source. Car toute sensation qui commence 9 doit avoir une cause , et cette cause, dont nous ne pouvons nous empêcher de croire l'existence, ne peut évidemment être une sensation. Nous jugeons donc d'abord et avec la plus intime certitude qu'il y a quelque chose de plus que nos sensations : ou ^ ce qui revient au même, nous avons des idées simples qui ne viennent pas des sensations ; et ce sont celles-là qui sont inaccessibles à l'erreur.

L'erreur commence à l'association des notions simples avec les sensations et les intuitions. Par exemple, nous associons mal à propos la notion d'un seul être , d'une seule substance à l'étendue phénoménale^ tandis que la réalité ne convient qu'aux êtres simples, qui sont de V intuition et confusément représentés par elle.

M. de Tracy se débat vainement pour sortir de la difficulté capitale , inhérente au système de Locke

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