‹ Œuvres philosophiques du père Buffier de la Compagnie de JésusChapitre 45 sur 138 · Nous avons recherché jusqu’id quel était, dans nos · texte numérisé non relu

Nous avons recherché jusqu’id quel était, dans nos

jugements, l’endroit qui leur donne le caractère de premières vérités. 11 s’agit présentement de découvrir la nature et les propriéU^ des êtres sur lesquels , en général , nous portons noire jugement, de sorte que la considération précise de leurs principaux attributs nous fournisse des notions exactes, ([ui fassent autant de premières véritré au sujet de tous les êtres. ••

Il semble que nous devrions exposer d’abord ce qu’est l’ê/re en soi ; mais l’idée en est si simple et si nécessaire, qu’on ne i>eut le faire davantage connaître. Ainsi, quand nous dirons que Vêlre est ce qui existe ou ce qui est oppose . au néant, comme le disent quelques-uns, la chose n’en sera pas plus éclaircie ; puisque les termes de la définition , tels qu’eaaslcr, néant, ne sont ni plus clairs ni plus simples que celui A'étre.

196. Dans quelque être que ce soit, ce que l’on y peut découvrir en général se considère sous deux regards : 1®. pai’ les endroits sans lesquels il ne serait pas dit cet être même ; c’est ce qui s’appelle rc.<î.seMC(> ; 2“. par les endroits sans lesquels il serait dit encore ce même être ; c’est ce qui s’appelle mode ou manière d'être. .Ainsi, quand nous trouvons que

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riiomm<‘ no m'i’siit |t€int lioinino snns ôiro (luimal rm'sonnahle , nous jii"»'ons rjuo co.s doux ido«s (Vanùmil ol do raiaonnable font l’ossonco do riioniine, ot (|iiaiid nous trouvons, au oontrairo, qiio l’hommo sorait toujours liomino sans avoir lo goût do la poi^ie, ot sans avoir cinq piods de haut, nous jugeons ([lie ce gmt ou cotte hauteur est un modo. Ainsi, tout ce qui est ou qui peut s’imaginer dans tout ûtre, c’en est ou l’csAfincc ou le meule. Nous parlerons d’abord do l’c-wnco et ensuite des modes.

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