TRISTESSE DE SEPTEMBRE
Ce sont les mêmes vents susurrants ou hurleurs, La même odeur parmi les herbes reverdies, £t les mêmes baisers et les mêmes douleurs.
Maintenant les forêts vont s*endormir, raidies Par les givres, pour leur sommeil de peu d'instants. Puis, sur l'immensité des plaines engourdies.
Sur la rigidité blanche des grands étangs.
Je verrai reparaître à l'heure convenue — Comme un fantôme impitoyable — le printemps;
O les soleils nouveaux I la saison inconnue !
L*^D^E D^IÈV%,E
aA Camille ^loch.
IVi A IN TENANT j'ai rcvu Ics moissons oubliées, £t, dans la paix des soirs pleins de saines senteurs. Les rudes moissonneurs, près des gerbes liées, Croisant leurs bras avec des gestes de lutteurs.
Maintenant j'ai revu les forêts et les plaines
Et j'ai marché dans les pâturages herbeux;
Ma gorge a respiré les puissantes haleines
Qui montent du sol roux blessé par les grands bœufs. ^