LA REINE DE SABA 5I
« Frappez cette étrangère, ô mon Dieu I qu'elle meure Sans entrer dans la terre auguste des Hébreux ; Qti'elle ne dise pas au seuil de ma demeure Les paroles de nuit qui me rendraient heureux. »
Or sous un tiède vent la mer orientale A roulé dans Texil les astres submergés; Et tandis que l'aurore impérieuse étale Son orgueil en£intin dans les deux saccagés,
La Reine vient, portant vers la montagne sainte Le talisman qui fait fuir le rêve royal.
Et ses hérauts vêtus d'argent et d'hyacinthe Jettent dans la campagne un appel nuptial.
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L AMANT victoire en la liesse de l'été, Le héros puéril, fier de son jeune glaive, Foule dans les gazons le dragon mort et lève Vers les arbres amis son bras ensanglanté.
Et voici qu'il comprend le grand appel jeté Par les oiseaux dans les halliers ivres de sève. Leur chant rhythme pour lui des paroles de rêve, Une voix d'avenir surgit dans la clarté.