DIMANCHES PARISIENS
'DIV^^'H.CHES T^%ISIE'K.S
^ous le ciel gris lavé d'opale Et qu'un soleil aux rayons lents Poudre d'or vaporeux et pâle, Elles vont à pas nonchalants;
Roses de froid sous les voilettes Elles passent, laissant dans Tair Une senteur de violettes Mourantes, et de blonde chair.
Elles ne vont ni vers l'église Où, sur les mystiques autels, L'encens qui monte symbolise L'élan des esprits immortels;
Ni vers les discrètes alcôves Où le mousseux déroulement Des rideaux jusqu'aux tapis £ïuves Ruisselle langoureusement.
Sur les promenades banales Elles vont montrer leurs velours Et les richesses hivernales Des manteaux orgueilleux et lourds.
Elles passent, frêles poupées Aux yeux cruellement sereins, Adorablement occupées A bien cambrer leurs souples reins,
A faire entrevoir leur chair d'ambre Et leurs cheveux d'or blond ou roux, Et, sur le verglas de Décembre, Leur robe a de royaux froufrous.