‹ Œuvres; poésie, poèmes en proseChapitre 8 sur 59 · CL^I% DE LU'K.E D^YSTIQUE · texte numérisé non relu

CL^I% DE LU'K.E D^YSTIQUE

'E soir, au fond d'un ciel uniforme d'automne, La. lune est toute seule ainsi qu'un bâtiment. Perdu sur les déserts marins, et lentement Vogue dans l'infini de la nuit monotone.

Ce n'est pas la clarté des monotones nuits Brillantes d'or fluide et de brume opaline; Mais le ciel gris est plein de tristesse câline Inefiablement douce aux coeurs chargés d'ennuis.

Chère, mon âme obscure est comme un ciel mystique, Un ciel d'automne, où nul astre ne resplendit, Et ton seul souvenir, ce soir, monte et grandit En moi, comme une lune immense et fantastique.

Chère, nous n'avons pas été de vrais amants : C'est par caprice et par ennui que nous nous primes. Et pourtant, j'ai voulu te façonner des rimes, Bijoux sacrés, ayant d'étranges chatoiments.

C'est qu'au fond de mon cœur mytérieux d'artiste, Le souvenir de ton amour pâle et banal Verse comme le ciel en un bois automnal Un reflet alangui de clair de lune triste.

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