‹ Œuvres poétiques de J. RacineChapitre 105 sur 326 · NÉRON, BURRHUS · texte numérisé non relu

NÉRON, BURRHUS

BURRHCS.

Que vois-je ? 0 ciel !

NÉBON, sanc voir fiarrbiHu

Ainsi leurs feux sont redoublés :

Je reconnais la main qui les a rassemblés. Agrippine ne s'est présentée à ma vue.

Ne s'est dans ses discours si longtemps étendue , Que pour faire jouer ce ressort odieux,

(apercerant Barrhaa, )

Qu'on sache si ma mère est encore en ces lieux. Burrhus, dans ce palais je veux qu'on la retienne , Et qu'au lieu de sa garde on lui donne la mienne.

BURRHUS

Quoi, seigneur, sans Touïr ? Une mère !

NÉRON

Arrêtez :

J'ignore quel projet, Burrhus, vous méditez ; Mais, depuis quelques jours, tout ce que je désire Trouve en vous un censeur prêt à me contredire.

Répondez-m'en^ vous dis-je; ou, sur votre refus. D'autres me répondront et d'elle et de Burrhus*.

* La progression est ici également marquée, et dans Tiiitrigue, et dans le caractère du tyran. Son frère est arrêté , parce qa*il est aimé de Junie; sa mère est arrêtée en même temps, parce qu^elIe favorise leurs amours ; et son gouvemeur est menacé des fers , parce quMl a dit un mot en leur faveur. L*intrigue se noue comme il doit arriver dans un troisième acte, et Néron et la pièce marchent du même pas. (L. )

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