ATALIDE, ACOMAT, OSMIN, ZAÏRE
AGOMAT.
Ses yeux ne ron1>-ils point séduite?
Roxane es1>-elle morte?
OSMlN.
Oui, j'ai vu l'assassin Retirer son poignard tout fumant de son sein. Orcan , qui méditait ce cruel stratagème, La servait à dessein de la perdre elle-même; Et le sultan l'avait chargé secrètement De lui sacrifier Tamante après Tamant ^ Lui-même, d'aussi loin qu'il nous a vus paraître : « Adorez, a-i>-il dit. Tordre de votre maître; a De son auguste seing reconnaissez les traits, a Perfides, et sortez de ce sacré palais*. » A ce discours laissant la sultane expirante. Il a marché vers nous; et, d'une main sanglante , Il nous a déployé Tordre dont Amurat Autorise ce monstre à ce double attentat.
' Ce vers répond parfaitement à la critique de madame de Sévigné , qui dit qu'on n'entre point dans les motifs de cette grande tuerie : on y entre parfaitement, et il est très-naturel qu' Amurat, se défiant de Roxane et de Bajazet, ait donné ordre de les faire mourir tous les deux. (G.) ' Var. « ConnaiMCz , a-t-il dit , l'ordre de votre maître , I Perfides ; et voyant le sang que j'ai versé , t Voyez ce que m'enjoint son amour offensé. »