ACTE I, SCÈNE IL
MONme .
Ah ! que m'apprenez-vous 1
XIPHARÈS
Hé quoi! belle Honinie^ Si le temps peut donner quelque droit légitime y Faut-il vous dire ici que le premier de tous Je vous vis^ je formai le dessein ^'âtre & vous^ Quand vos charmes naissants^ inconnus à mon père , N'avaient encor paru qu'aux yeux de votre mère? Ah! si^ par mon devoir forcé de vous quitter^ Tout mon amour alors ne put pas éclater * ^ Ne vous souvieni-il plus ^ sans compter tout le reste ^ Combien je me plaignis de ce devoir funeste? Ne vous souvient-il plus^ en quittant vos beaux yeux^ Quelle vive douleur attendrit mes adieux? Je m'en souviens tout seul : avouez4e^ madame y Je vous rappelle un songe effacé de votre àme. Tandis que^ loin de vous^ sans espoir de retour^ Je nourrissais encore un malheureux amour^ Contente^ et résolue à Thymen de mon père ^ Tous les malheurs du fils ne vous affligeaient guère '.
MONIME
Hélas!
XIPHARÈS
Avez^vous plaint un moment mes ennuis?
MONIME
Prince... n'abusez point dé l'état où je suis».
' ^at est ici pour la mesure. On dirait plus élégamment XouX vMiw amour ne jmt èx^Ui\ier. La phrase est correcte , mais elle manque d'harmonie. (L.)— 6q!m eempîer tmt le reste, dans le vers suivant, est un hémistiche inutile au sens, nécessaire à la rime. ( L. B. )
3 Vaji. Tous letniaUieiin du fliU ne tous occopûent guère.
* Prince.,. n*ûhu$ez point de Vétat où je suis. En afnaer, 6 eiclt Kt avei'Vous plaint un moment mes ennuie? Et m qt^\itant vos heatix
424 MITURIDATË.^ '
XIPHARÈS
En abuser^ 6 ciel! quand je ccNurs vous défendre^ Sans vous demander rien^ sans oser rien prétendre; Que vous dirais^je enfin? lorsque je vous promets De vous mettre en état de ne me voir jamais?
MOmME»
Cest me promettre plus que vous ne saunez faire.
XIPHARÈS
Quoi! malgré mes serments ^ vous croyez le contraire?
Vous croyez qu'abusant demonautorité»^
Je prétends attenter & votre^ liberté?
On vient, madame, envient r expliquez-vous, de grâce.
Un mot. , .
BfONIME.
Défendez-moi des fureurs de Pharnace Pour me faire, seigneur, consentir à vous voir. Vous n'aurez pas besoin d'un injuste pouvoir.
XIPHiUÈS.
Ab> madame l
MCM9UIE.
Seigneur, vous voyez, votre frère.