ACTE 111, SCÈNE V. 47t
Continiiez : brûlez d'nne honteuse flamme. Tandis qu'avec mon fils je vai»^ loin de tos yeux , Chercher au bout du monde un lapépas glorieux, Vous cependant ici serrez avec son frère y Et vMidez aux Romains le sang de vôtres pève. Venez : je ne saurais mieux punir vos dédains ^ Qu'en vous mettant moi-même en ses serviles mains ; Et^ sans plus me charger du S(Hn de votre gloire , Je veux laisser de vous jusqu'à votre mémoire *. Allons, madame^ allons. Je m'en vais vous unir.
MOiriMB.
Plutôt de mille morts dussiefr'vous me punir !
imif]ll0ATB.
Vous résistez en vain, et j^entends votre fuite.
MOinME.
En quelle extrémité, seigneur, suis^rédciite*?
Mais enfin je vous crois , et je ne puis penser
Qu'à feindre si longt^ops vous poissiez vous forcer.
Les dieux me sont témoms qu'à vous {^aire bornée ,
Mon àme à tout son sort s'étcdt abandonnée.
Mais si quelque faiblesse avait pu m'alarmer,
Si de tous ses efforts mon cœur a dû s'armer.
Ne croyez point, seigneur, qu'auteur de mes alarmes ,
* On a demandé si Ton pettvaii dise hiUHf la iiiémoir« d« gni^i/tm, pour en perdre le sfmoenîr. La Harpe répond qa*il ne s'agit pas de laisser votre mémoire, mais de laisser de vous jusqu'à votre mémoire: ce qui est si différent, qfw Alm eeMe {Éfase , hêsêef êst^ ter ifloflfeiir mot possible. Plus haSffeuêenài Mtr» fuite ^ povt dite jnwmrti' wotrfi déHw^ est une expression qui ne n^ua semble pas beiireuse r m^^ s^n analogie avec Texpression figurée faux-fuyant.
' Être réduite en extrémité» pbrase qui manque de correction. Béduire- M^c'art ftûcftdnnger es oaton ou definnfti0,cfeatseilfei(iANir^*^ ^' tÊàanm;.(M dft égaiemewt rtêMx^en^mivHn^^r dBti»lef aaMTés èoe&pter^ d*a»agelkir« Mais quaml f»Miiiir« signiier (MNMfie U^y e^^nminfétre, obliger^ il demande toujours la préposition à.
472 MITURIDATE.
Phamace m'ait jamais coûté les moindres larmes. Ce fils victorieux que vous favorisez , Cette vivante image en qui vous vous plaisez , Cet ennemi de Rome^ et cet autre vous-même , Enfin ce Xipharès que vous voulez que j'aime...
mxHEiDA'ns.
VousTaimez?
MONIME
Si le sort ne m'eût donnée à vous Mon bon)ieur dépendait de l'avoir pour époux. Avant que votre amour m'eût envoyé ce gage^ Nous nousaimions. . . Seigneur, vous changez de visage *!
Non, madame. Il suffît. Je vais vous l'envoyer. Allez : le temps est cher, il le faut employer. Je vois qu'à m'obéir vous êtes disposée : Je suis content.
MONUIE, ea t'en allAat.
0 ciel ! me seraifrje abusée ?