‹ Œuvres poétiques de J. RacineChapitre 319 sur 326 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

MONIMË.PHCËDIME.

PHOEDIBfE.

Madame^ où courez-vous? Quels aveugles transports Vous font tenter sur vous de criminels efforts? Hé quoi! vous avez pu, trop cruelle à vous-même. Faire nn affreux lien d'un sacré diadème! Ah ! ne voyez-vous pas que les dieux, plus humains. Ont eux-mêmes rompu ce bandeau dans vos mains ?

MONIME

Hé! par quelle fureur, obstinée à me suivre. Toi-même malgré moi veux-tu me faire vivre? Xipharès ne vit plus; le roi, désespéré. Lui-même n'attend plus qu'un trépas assure : Quel fruit te promets-tu de ta coupable audace? Perfide , prétends-tu me livrer à Pharnace?

PHOEDIME.

Ah! du moins attendez qu'un fidèle rapport De son malheureux frère ait confirmé la mort. Dans la confusion que nous venons d'entendre. Les yeuxi peuvent-ils pas aisément se méprendre ' ?

^ G*estrà-dire dans la confusion des faits et des récits que nous v^ns 4*entendre, Une ellipse aussi forte, dit La llarpe, ne serait pas excusable dans une situation tranquille. Les yeux peuvent-ih pas : le mot pas ne peut seul exprimer la négation. Racine essayait d'introduire ce tour dans la poésie; mais Tusage ne Ta point adopté. Un bruit injurieux y dans le

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