‹ Œuvres poétiques de J. RacineChapitre 34 sur 326 · L'INTIMÉ, PETIT-JEAN · texte numérisé non relu

L'INTIMÉ, PETIT-JEAN

DANDIN

Paix! paix! que Ton se taise là.

LÉANDRE

Hé ! grand Dieu !

PETIT-^EAN.

Le voilà, ma foi, dans les gouttières.

DANDIN

Quelles gens ètes-vous? Quelles sont vos affaires? Qui sont ces gens en robe? Êtes-vous avocats? Çà, parlez.

PETIT-JEAN

Vous verrez qu'il va juger les chats.

DANDIN

Avez-vous eu le soin de voir mon secrétaire? Allez lui demander si j,e sais votre affaire *.

LÉANDHE.

11 faut bien que je Taille arracher de ces lieux. Sur votre prisonnier, huissier, ayez les yeux.

PETIT-JEAN

Ho, ho, monsieur!

LÉANDHE.

Tais-toi, sur les yeux de ta tète.

Et suis-moi.

* C'est une phrase de palais, conservée jusqu'à nos jours. Un magistrat alxvrdé par un plaideur Fécoute quelque temps, puis se retourne vers son secrôtaiie : Mmuieur. sais-Je celte affaire-làf Sait-je est bien plus plaisant que demandex-Iui «i je sais» et a été dit de notre temps. Au fond, ii voulait dire : Cette affaire est-eUe du nombre de celles dont rotes m*avez rendu compte» et que Je dois savoir f Cétait style de rapporteur» comme il y a style de notoire, style de procuretir, etc. ; et c'est au poëte comique à les connaître et à les saisir. ( L. )

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