‹ Œuvres poétiques de J. RacineChapitre 33 sur 326 · LÉANDRE, CHICANEAU, PETIT-JEAN · texte numérisé non relu

LÉANDRE, CHICANEAU, PETIT-JEAN

PETIT-IEAN

Holà ! quelqu'un n'a-t-il point vu mon maître ? Quel chemin a-t-il pris? la porte, ou la fenêtre?

LÉ ANDRE

A l'autre !

PETIT- JEAN

Je ne sais qu'est devenu son fils ' ; Et pour le père , il est où le diable Ta mis. Il me redemandait sans cesse ses épiées*; Et j'ai tout bonnement couru dans les offices Chercher la boite au poivre ; et lui , pendant cela. Est disparu.

' Régulièrement il faudrait : ce qvCe$i devenu ; mais romission du pronom est permise dans le style familier. (L. )

^ Épices, de spedes^ drogues. Nos anciens écrivains Tout employé dans le sens de dragées et cmifiturts. De là vient, suivant Ménage, qu'on appeUe épices Fargtnt q^e prennent les juges pour les jugements des procès : car, ancâennement, les parties qui avaient obtenu gain de cause faisaient présent à leurs juges de dragées et de confitures. Mais , à succession de temps ^ les épices furent converties en or; et ce gui se bail» lait par courtoisie et libéralité fut tourné en taxe et en nécessité» (Voyez LoiSEAU, liv. I des Offices ^chap. viii.)

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