ACTE III, SCÈNE VI. IM
Non^ vous avez trop bien établi ma disgrâce ; D'aucun ami pour moi ne redoutez l'audace : Il ne m'en reste plus; et vos soins trop prudents Les ont tous écartés ou séduits dès longtemps.
AGRIPPINK.
Seigneur^ à vos soupçons donnez moins de créance; Notre salut dépend de notre intelligence. J'ai promis , il suffit, llalgré vos ennemis ^ Je ne révoque rien de ce que j'ai promis. Le coupable Néron fuit en vain ma colère : Tât ou tard il faudra qu'il entende sa mère. J'essaierai tour à tour la force et la douceur; Ou moi-même^ avec'moi conduisant votre sœur. J'irai semer partout ma crainte et ses alarmes y Et ranger tous les cœurs du parti de ses larmes. Adieu. J'assiégerai Néron de toutes parts. Vous, si vous m'en croyez, évitez ses regards.