SUR LA MORT DE FLORIAN
Pleurez , Grâces ; pleurez , Amours , Pleurez , ô vous bergers sensibles !
Du chantre de vos mœurs paisibles La lyre se tait pour toujours !
Dans la plus belle des saisons Renaîtront les fleurs du bocage ; Mais de Florian sous l'ombrage Ne renaîtront plus les chansons.
Fière en secret de vos désirs , Si la beauté vous rend les armes , Qui chantera les douces larmes Que lui coûteront vos plaisirs ?
Dans vos champs , sous vos yeux émus ,
S'il naissait encore «ne Estelle, Qui pourra la rendre immortelle ?
Florian, hélas ! no vit plus.
Pleurez , Grâces ; pleurez , Amours ; Pleurez , ô vous bergers sensibles !
Du chantre de vos mœurs paisibles La lyre se tait pour toujours !