‹ uvres poétiques de Mme DufrénoyChapitre 67 sur 77 · L'ABSENCE · texte numérisé non relu

L'ABSENCE

L'hiver ne flétrit plus nos champs ; Des dons de Flore ils s'enrichissent , Et pour cacher d'heureux amants , Les ombres des bois s'épaississent :

Mais c'est en vain que ce séjour D'un nouvel éclat se décore ; Au cœur malheureux par l'amour Le printemps peut-il plaire encore ?

Ma main n'osera de long-temps Vous mêler à ma chevelure, Roses , qui le dernier printemps Composiez toute ma parure !

Pour me prêter votre ornement En vain vous vous hâtez déclore ;

ET HOMANCES. ■>.,,

Quand on vit loin de son amant, De Heurs se pare-t-on encore?

Berceaux , asiles du bonheur, Où , dans un entretien paisible , .l'ai souvent joui de mon cœur Auprès du cœur le plus sensible , Votre ombre , attrait de ce séjour, Double l'ennui qui me dévore; Je ne puis vivre pour l'amour; Pourquoi m'en parlez-vous encore ?

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