L'ABSENCE
L'hiver ne flétrit plus nos champs ; Des dons de Flore ils s'enrichissent , Et pour cacher d'heureux amants , Les ombres des bois s'épaississent :
Mais c'est en vain que ce séjour D'un nouvel éclat se décore ; Au cœur malheureux par l'amour Le printemps peut-il plaire encore ?
Ma main n'osera de long-temps Vous mêler à ma chevelure, Roses , qui le dernier printemps Composiez toute ma parure !
Pour me prêter votre ornement En vain vous vous hâtez déclore ;
ET HOMANCES. ■>.,,
Quand on vit loin de son amant, De Heurs se pare-t-on encore?
Berceaux , asiles du bonheur, Où , dans un entretien paisible , .l'ai souvent joui de mon cœur Auprès du cœur le plus sensible , Votre ombre , attrait de ce séjour, Double l'ennui qui me dévore; Je ne puis vivre pour l'amour; Pourquoi m'en parlez-vous encore ?