INTRODUCTION XXXV
— Stances. D'oh njtent que sans effort ... (7 st.)
— Stances, f^ous qui pour le prix (Tune pomme ... (4 st.)
— Stances. Cognoissant vostre humeur ... (21 st.)
Poésies Anciennes et Modernes, Pour servir de suite et de supplément aux autres Recueils. Paris et Rouen, 1781, 2 v. in-i2,
— Stances. Connoissant <votre humeur ... (15 st.)
— Pour Cloris malade. Fous qui, pour le prix d" une pomme ...
— Pour la naissance de Monsieur le Duc de Rethelois. Les portes
d'Orient ... (25 st.)
— Stances, Tirsis près d'un ruisseau ... (28 st.)
— Stances. Sur les Métamorphoses d'Ovide, traduites par M.
Renouard. (51 st.)
— A Madame la Vicomtesse d'Ochi. Amour, quitte tes armes ...
— Chloris se défend, &c. ... C'est bien injustement ... (20 st. — En
note : Si c'est un crime de l'aimer ... i st.)
— Stances. D'où 'vient que sans effort ... (7 st.)
— Stances. Belle Armide, à quelle raison ... (5 st.)
Ces Recueils collectifs du commencement du XVIIo siècle nous donnent, à côté du poëme pastoral de De Lingendes, toute son œuvre purement lyrique, à laquelle la récolte des liminaires n'ajoutera pas énormément.
Il n'est pas sans intérêt de constater comment cette oeuvre lyrique, d'ailleurs prématurément interrompue, s'est formée.
Deux ans après la publication des Changemens, Jean de Lingendes contribue, pour quatre pièces, au Recueil de D'Espinelle (P). Il sacrifiera ensuite l'une des quatre, Les Vanité'^ de Floride, que l'on ne verra plus jamais reparaître. On s'explique mal les motifs d'une telle sévérité.
En 1609, l'éditeur du recueil de D'Espinelle, Guillemot, s'associe à Toussaint du Bray, l'éditeur des Changemens, pour mettre en vente un nouveau Recueil, dont l'arrangement a été confié cette fois à Fr. de Rosset (NR). Chez Du Bray, De Lingendes est chez lui. Il apporte dix-huit pièces, trois des quatre déjà connues, mais qu'il a renouvelées en les corrigeant et en les augmentant, et quinze nouvelles.
XXXVl ŒUVRES POETIQUES DE JEAN DE LINGENDES
Et voilà son oeuvre entièrement constituée. Elle ne s'accroîtra plus, en 1615, dans le second Recueil de De Rosset que d'une Ode à la Reyney à la vérité très importante, dont l'abbé Goujet signale une édition séparée, de format in-octavo, à la date de 1 61 1 . Mais, si elle a existé en effet, elle est introuvable.
Les publications collectives qui, après la mort de De Lingendes, se sont succédé jusque vers la fin du dix-huitième siècle, n'ont plus fait que puiser dans cet ensemble telle ou telle série de pièces, tantôt les unes, tantôt les autrgs, selon le caprice, et sans toujours respecter suffisamment le texte. Il fallait noter cela par le détail, afin de mesurer l'étendue et la durée de la renommée du poëte.
L'œuvre lyrique de De Lingendes est aussi variée qu'il se peut vu son étendue restreinte. Il y atteint à la grande poésie, par exemple dans V Elégie pour O'vide. Il sait trouver des caresses de mots et de sentiments, qui sont délicieuses, et aussi de terribles ironies (ses Stances à Sil'vie) j et il n'est pas jusqu'à ses vers de Ballet où il ne se montre le plus fin des poëtes de cour.
Bibliographie des Œuvres d'écrivains du temps
CONTENANT DES VERS DE JeaN DE LiNGENDES
Le SiREiNE de Messire Honoré d'Vrfé, Gentilhomme de la Chambre du Roy, Capitaine de cinquante hommes d'armes de ses Ordonnances, Conte de Chasteauneuf, & Baron de Chasteaumorand, &c. A Paris, c/iez lean Micard, au Palais, en la gallerie allant à la Chancellerie, 1604. In-i6. [Seul exemplaire connu, Rylands Library, Manchester.]
— Au Berger Sireine. Cest trop celé les traicts piquam ...
— Le Berger Philene à Monseigneur d'Vrfé. Stances. Soucy du
Ciel, cœur généreux . . .
Les Bains de Bovrbon Lancy & Larchanbavt de I. Auberi Bourbonnois Docteur en Médecine médecin de Monseigneur le Duc de Montpensier. Au Roy. C/iez Adrian Perier, rue S. lacques, 1604. In-12.
— Stances. Ainsi {docte Auhery) ...
— A Monsieur Du Laurans ... Stances. Vous par qui cet Autheur ...
INTRODUCTION XXXVll
Recveil des Œvvres Poétiques de I. Bertaut, Abbé d'Aunay et premier aumosnier de la Royne. Seconde édition augmentée de plus de la moitié outre la précédente impression. A Paris^ pour Lucas Ereyel^ 1605, in-12.
— A Monsieur Bertaut. Sur ses Cantiques. Sonet. Modelle
inimitable . . .
Recveil de qvelqves vers amovrevx [de I. Bertaut]. Edition dernière, reueuô & augmentée. A Paris, par Philippes Pâtisson, 1606, in-12.
— A Tautheur de ce recueil. Sonet. Belle aîné, clair miroir,..
Signé : De L'ingendes.
Œvvres du feu sieur de Mont-Gaillard. A Paris, chez Matthieu Guillemot, 1606, in-12.
— Sur la mort du sieur de Mont-Gaillard. Sonnet. A son liure.
leune Orphelin, ne peux tu pas comprendre ...
— Tombeau du feu messire Laurens de Galles, Seigneur du
Mestrail, Voiron & Viuiers. Icy du grand Mestrail repose ...
ToMBEAV de très haute, très illustre et très vertueuse Princesse Catherine de^Rohan, Duchesse de Deux-Ponts. A Paris, par lean îanon, rue du Foin, à l'enseigne de lanus, 1609, in-4.
— Pour Madame de Rohan ... Stances. Ne penses pas triste
Amarante . . .
Le Ivgement de Paris [par N. Renoiiard], A Paris, chez Mathieu Guillemot, 1 610, in-12.
— A l'autheur. En ouurant ce discours ...
Les Métamorphoses d'Ovide, traduites en françoîs, reueuës & ornées de figures, auec XV Discours contenans l'explication historique & morale des Fables, de plus, outre le lugement de Paris, augmentées de la métamorphose des Abeilles traduite de Virgile, & autres diuers traitez. Par Nicolas Renotiard. A Paris, chez la 'vewve Langelier, 161 7, in-fol.
Elégie pour Ouide. Ouide, c'est à tort ... (61 St.)
On lira, dans notre édition, toutes ces pièces, qui sont d'inégales valeurs.
XXXviii ŒUVRES POÉTIQUES DE JEAN DE LINGENDES
Nous avons déjà parlé ci-dessus des liminaires, ignorées jusqu'à nous, du Sireine de Messire Honoré d'Urfé.
Le sonnet à Bertaut « Sur ses Cantiques » a été l'occasion d'une bévue bibliographique qu'il importe de relever. A la page LXI de son édition des Œuvres poétiques de Bertaut (Bibliothèque Elzévirienne, 1891), M. Adolphe Chenevière reproduit le sonnet, le signe : Cl. Garnier, et ajoute cette note : «Ce sonnet, non signé dans l'édition de 1620, est de Claude Garnier; il est signé dans l'édition de 1633». Il est signé, mais de quel nom ? M. Chenevière lui - même, quand il examine l'édition de 1633 (p. 528), dit : «le sonnet non signé qui se trouve dans l'édition de 1620 aux pièces liminaires ... est signé de Lingendes da.ns l'édition de 1633 ». Pourquoi dès lors l'attribuer à Garnier > Sans attendre à 1633, ^^^j^ 1605 donnait la véritable signature ; et toute la confusion vient sans doute de ce que là, immédiatement avant l'hommage de De Lingendes, figurait une Ode de Cl. Garnier, Parisien, que M. Chenevière ne reproduit pas, probablement pour la seule raison qu'il s'y est complètement embrouillé. S'il avait étudié avec attention le Recveil des ŒwRES de 1605, il n'aurait pas non plus fait dire à Jean de Lingendes : « ... ton ame est entrée dans les Cieux ». Notre poëte ne commettait pas de ces fautes de prosodie. D'ailleurs cette mauvaise leçon entraîne plusieurs non-sens.
Nous citons de la traduction des Métamorphoses la plus ancienne édition que nous ayons rencontrée (Arsenal, 2874^^^). Mais l'ouvrage avait paru pour la première fois bien antérieurement, puisque, dans le Recueil de De Rosset, 1609, ^^ Lingendes intitule ses vers : «Elégie pour Ouide, mise au deuant de ses Metamorph. traduites par M. Renouard».