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D, de Constance — 492. F, Que c'en est

92 LE QVATRIESME CHANT

Elles iurent l'Eternité, Comme si leur capacité Pouuoit comprendre telle chose, Veu que leur foible entendement N'a d'amour pour plus qu'vn moment, 504 Tant d'elles le change dispose.

Incensez nous nous amusons. Ou plustost nous nous abusons De la foy qu'elles nous asseurent, De la foy leur trompeur apas :

Et c'est croire à ce qui n'est pas, 510 Que croire à la foy qu'elles iurent.

Leurs légères affections, Leur humeur, & leurs actions Nous le font assez bien paroistre, Car en fin elles n'en ont point.

Et nous nous trompons en ce point 516 Par faute de les recognoistre.

Mais de quel œil cognoistrions-nous Vne humeur qui change à tous coups, Et qui n'est sans plus qu'inconstance ? La raison n'y voit gueres bien, Encores n'y voit-elle rien ^22 Qu'auec l'œil de la défiance.

Mériter d'elles quelque bien.

C'est ce qui ne nous sert de rien, Et c'est ce qui plus me despite,

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